Déclaration préalable du SNUipp FSU à la CAPD du 24 mai 2012

jeudi 24 mai 2012
par  snu31
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CAPD du 24 mai 2012 Déclaration liminaire du SNUipp FSU 31

Monsieur le Directeur Académique

Nous sommes réunis aujourd’hui pour examiner le mouvement des personnels enseignant du 1er degré de la Haute Garonne. Ce mouvement est dans la continuité de tous ceux qui l’ont précédé ces dernières années. Il est sur déterminé par la politique catastrophique menée ces dernières années en matière d’éducation, tant sur le plan des moyens que sur celui des orientations idéologiques qui animaient la précédente majorité. Le SNUipp FSU se félicite du changement que viennent de décider les électeurs, mais ne modifie en rien ses exigences pour la transformation de l’école vis-à-vis de la nouvelle majorité. Nous continuerons à appeler les collègues à être des acteurs mobilisés et engagés dans la construction d’une école de la réussite de tous. Nous continuons à revendiquer, comme nous vous le disions l’an passé, sur le pouvoir d’achat et les salaires.

L’illustration concrète de cette attitude est notre appel unitaire à ne pas faire passer ou remonter les évaluations nationales, à ne pas remplir le LPC et à suspendre l’Aide Personnalisée jusqu’à la fin de l’année. Il est urgent que nos collègues reprennent la main sur leurs pratiques professionnelles, se donnent du temps pour réfléchir à la prise en charge de la difficulté scolaire, redonnent du sens et de la cohérence à leur action pédagogique. Le nouveau ministre de l’Education a lui-même fait plusieurs déclarations remettant en cause les évaluations nationales ou le LPC. Ces éléments doivent conduire l’administration départementale à s’abstenir de faire du zèle et de faire pression sur les collègues engagés dans cette action. Il semble que l’administration départementale n’ait pas pris en compte la nouvelle situation.

C’est pourtant le sens de ce que le ministre à annoncé aux recteurs avant hier.

Les élections présidentielles ont permis un débat sur le rôle et la place du dialogue social, des organisations syndicales, appelées par d’aucuns les corps intermédiaires.

À l’issue de ces élections, le rôle des organisations syndicales à été reconnu. Il faut maintenant que l’administration départementale et académique prenne en compte ces changements et entame de nouvelles pratiques dans le dialogue social qui ne peut se résumer à une écoute des représentants élus des personnels sans tenir compte de leur avis. Nous demandons à ce titre la réunion d’un comité technique, voire d’un CDEN, pour discuter des priorités à mettre en œuvre dans notre département à la rentrée prochaine, pour permettre à l’Ecole Publique et à ses personnels d’assurer au mieux leur mission.

En ce sens, les organisations du Collectif Sauvons l’Ecole, regroupant notamment parents d’élèves et syndicats des personnels de l’éducation, ont engagé une campagne « dix urgences pour la rentrée ». Notre fédération, la FSU, a pour sa part envoyé un courrier aux candidats aux élections législatives présentant 12 priorités pour l’Ecole. L’échelon du département doit prendre toute sa place dans la reconstruction de l’Ecole Publique qui doit s’engager désormais.

Pour revenir au mouvement des personnels, celui-ci est le reflet du métier aujourd’hui : sous pression... contraint par de multiples biais. Contraint à cause de la politique fondée sur le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui prive l’école de moyens pour ouvrir les classes et implique de nombreuses fermetures de postes. Contraint par le nombre de postes fléchés.

Contraint par la multiplication des postes profilés.

Contraint par le nombre de postes réservés.

Contraint par la place relative des priorités au regard des postes disponibles.

Ces contraintes ne sont pas nouvelles mais la situation s’aggrave.

Nous en voulons pour preuve le taux de « satisfaction » de 37,5 % seulement des demandes de nos collègues. 31% des collègues restant sans affectation à l’issue de cette phase.

C’est aussi un mouvement contraint dans le sens où 76 collègues E et G ont été contraints de renoncer à leur fonction, à la possibilité de mettre en œuvre leur qualification au travers d’un dispositif que vous avez choisi de faire disparaître dans ce département car l’appellation RASED maintenue pour un réseau par circonscription ne permettra pas la mise en œuvre de la circulaire de 2009. Dans ces conditions, le terme de « satisfaction » dans la demande est à interroger.

Depuis plusieurs années, l’administration ne donne plus les documents préparatoires du mouvement suffisamment tôt aux organisations syndicales pour permettre d’effectuer correctement les opérations de contrôle. Nous avons régulièrement dénoncé la volonté du gouvernement précédent de limiter ainsi le paritarisme.

Par le passé, ce document était donné aux représentants du personnel une semaine avant que les collègues reçoivent leur projet d’affectation. Cette année, cela aurait certainement permis de repérer beaucoup plus tôt les erreurs sur le traitement des priorités ASH. Cet affaiblissement du paritarisme pose un vrai problème. Les ordinateurs ont tourné les 22 et 23 mai, soit la veille de la tenue de la CAPD. Quel contrôle sur les opérations du mouvement dans de telles conditions ? Nous demandons de revenir à des pratiques plus respectueuses du paritarisme et des droits des personnels.

Dans le même ordre d’idée, la non diffusion aux représentants du personnel en amont de la CAPD, des avis et classements résultant des commissions sur les postes à profil, renforce le caractère opaque et unilatéral de ces décisions, excluant les personnels de tout contrôle sur les décisions rendues. Cette situation n’est pas acceptable. Nous devons pouvoir joindre l’ensemble des collègues ayant un avis défavorable pour qu’ils puissent par la voix de leur représentants poser les questions nécessaires et apporter des éléments complémentaires.

Au final, mouvement contraint, paritarisme réduit, pression hiérarchique ... Une atmosphère difficile pour les personnels qui ressentent une administration peu encline à leur donner le respect auquel ils ont droit, en faisant fonctionner au quotidien le service public laïque d’éducation avec courage et motivation alors même qu’il a été mis à mal ces dernières années.

Merci de votre attention.


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