Courriel AVS EVS N°8

mardi 19 juin 2012
par  snu31
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Le SNUipp FSU écrit au ministre sur les contrats aidés

Paris, le 13 juin 2012

Objet : situation des personnels recrutés en CUI dans l’Education nationale

Monsieur le Premier Ministre,

De nombreux Employés de Vie Scolaire, intervenant dans les écoles primaires,voient leur contrat se terminer à la fin du mois de juin, leur financement n’ayant été budgété par l’ancien gouvernement que pour le premier semestre.Certains ont déjà reçu la confirmation de leur non réemploi. Beaucoup n’ont pas bénéficié de la formation qui leur était due et n’ont plus comme seule perspective que le retour à Pôle emploi.

Pour le SNUipp-FSU, cette situation traduit un véritable gâchis aussi bien pour le fonctionnement des écoles que pour les personnels eux-mêmes.
Ces personnels, recrutés dans le cadre des contrats uniques d’insertion, et exerçant des missions d’aide à la scolarisation des élèves handicapés (AVS) ou d’aide à la direction d’école, répondent à des besoins réels. La pérennité de ces missions est souvent remise en cause par le statut précaire de ces personnels.

Dans l’immédiat, le SNUipp-FSU demande qu’une mesure générale de prolongation de tous les contrats aidés soit prise. Nous souhaitons que des directives soient précisées par le ministère du travail pour garantir le réemploi des personnes actuellement en fonction dans les écoles et qui ont acquis une expérience et un savoir-faire.

D’une manière générale, nous souhaitons que s’ouvrent des discussions sur la création de nouveaux métiers nécessaires au fonctionnement de l’Ecole. Nous pensons que l’accompagnement des enfants en situation de handicap ou l’aide à la direction d’école, par exemple, doivent se traduire par des emplois pérennes et qualifiés.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mes salutations distinguées.

Sébastien SIHR, secrétaire général du SNUipp FSU

Prud’hommes : compte rendu de l’audience du 6 juin

Voici le compte rendu écrit par une des collègues qui étaient présente le jour de l’audience du 6 juin. Dans l’hypothèse d’un succès, il faut espérer que la nouvelle équipe ministérielle ne fera pas appel de la décision comme la précédente. Si tel était le cas, ce serait un très mauvais signe sur ses intentions vis à vis des personnels précaires de l’éducation nationale.

Bonjour à toutes,

Pour toutes celles qui n’étaient pas à l’audience du mercredi 6 juin aux Prud’Hommes, je vous ai fait un petit résumé de la séance : notre affaire a été jugée et plaidée vers les 15h30, Maître L’HOTE a commencé par les dossiers du lycée Pierre d’Aragon. Elle a fait une très bonne plaidoirie, environ 20 mn où elle a expliqué et argumenté tout ce qu’il fallait dire (avec exemples et preuves à l’appui).
En face, le lycée Aragon était représenté par une avocate qui, comme son dossier était vide, a fait une plaidoirie très médiocre (environ 10 mn) car elle n’a rien trouvé de mieux que de nous descendre : elle a expliqué que nous étions en "grande difficulté professionnelle" avant d’être embauchées dans les écoles, que nous étions des "exclues du monde du travail" car cela faisait très longtemps que nous n’avions pas travaillé. En fait, nos employeurs nous ont "sorties du caniveau" en nous donnant ces contrats, et donc ils nous ont formées car on ne savait rien faire. D’après leur avocate, Aragon a accompli sa tâche de formation et ils nous ont facilité l’insertion professionnelle.

Je peux vous dire qu’il y avait comme un malaise dans la salle après avoir entendu tout ceci. Par la suite, Maître L’HOTE est revenue pour plaider les dossiers du collège Jean Gay, toujours aussi parfaite dans ses propos. En face, c’est le proviseur du collège qui est venu se défendre et il a rejoint le discours de l’avocate d’Aragon.

En conclusion, Maître L’HOTE était très contente et très positive par rapport à la journée. Il faut dire qu’elle a vraiment bien assuré et les 4 personnes du Prud’Hommes (2 patrons, 2 salariés) ont bien écouté et ont pris des notes (ce qui est très positif). Nous aurons la réponse du jugement le 5 septembre 2012 : Maître L’HOTE nous a expliqué qu’il pouvait y avoir 3 cas de figures. 1er cas : on a gagné et ils ont un mois pour faire appel, 2e cas : on est débouté mais Maître L’HOTE n’y croit pas du tout, 3e cas : les 4 personnes du Prud’Hommes ne se mettent pas d’accord et là, on repasse en jugement (et c’est reparti pour un tour !!!).

On va croiser les doigts pour que ça soit le 1er cas, le mieux c’est qu’on gagne et qu’ils ne fassent pas appel. On va espérer et rester positives.
En attendant le 5 septembre pour déboucher le champagne, je vous souhaite bon courage et un bel été.


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