Déclaration du SNUipp FSU 31

CAPD du 14 septembre 2012
lundi 17 septembre 2012
par  snu31
popularité : 1%

Face à la crise, le gouvernement précédent s’est inscrit dans les politiques d’austérité européennes et a laissé le pays dans une situation économique, financière et sociale désastreuse.
Aujourd’hui en France, il y a plus de 9 millions de pauvres et près d’un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. La situation de l’emploi - et en particulier de l’emploi des jeunes - est particulièrement préoccupante. Avec la nouvelle hausse record du chômage de 1,4 % en juillet, la barre des 5 millions de chômeurs (toutes catégories confondues) est franchie.
Le gouvernement doit, sans attendre, sortir de la logique de réduction des dépenses publiques qui réduisent les revenus, la consommation, la production et par conséquent les recettes fiscales. Ces orientations sont socialement insupportables et économiquement absurdes.
Il faut maintenant changer de cap et engager une politique au service de la justice sociale et du progrès pour tous : la politique économique et sociale, ainsi que la politique fiscale doivent faire l’objet d’un profond changement.

En présentant son agenda social de la fonction publique, la ministre a affiché sa volonté de reposer les bases d’un dialogue apaisé.
Les personnels de la Fonction publique ont subi nombre de réformes et mesures remettant en cause le sens de leurs missions et dégradant leurs conditions de travail : RGPP, réforme des retraites… Ils attendent une rupture.
Dans le cadre de cette concertation, la FSU a notamment demandé des mesures concrètes en matière d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, de perspectives de carrière, de résorption de la précarité, de formation, de santé…
Elle estime qu’il faut en finir également avec le gel des traitements et l’individualisation des rémunérations. Le gouvernement doit ouvrir la négociation sur la valeur du point d’indice et la reconstruction des grilles. Elle demande que soit supprimée la journée de carence.
Si la FSU apprécie positivement l’annonce de l’arrêt des suppressions des postes dans la fonction publique, les créations d’emplois nécessaires dans l’éducation ne peuvent se faire au détriment d’autres services publics.

Malgré la création des 13 postes dans le département qui a constitué un premier signe, la rentrée, préparée par le gouvernement précédent, s’est faite dans des conditions plus tendues que l’an passé du fait des 29 postes manquant à l’appel, ajoutés aux suppressions des années précédentes.
Après cinq années de coups durs et de réformes autoritaires pour l’école, un changement de cap est affiché. Le SNUipp-FSU souhaite que la volonté affichée de faire du primaire trop longtemps sous investi une des grandes priorités du ministère se concrétise par des actes. Dans ce contexte, les créations d’emploi doivent cibler l’enseignement public. La profession a de fortes attentes. Dès maintenant, les enseignants ont besoin de retrouver des conditions de travail apaisées et sereines au service de la réussite des élèves. Des premières lignes ont bougé : la suppression du décret sur l’évaluation des enseignants, mais aussi le LPC qui connaîtra une version allégée cette année, à mettre à l’actif des interpellations et des actions menées et proposées par le SNUipp. Il sera très attentif à la forme et au contenu de ce livret provisoire. Il portera son appréciation quand il en aura connaissance. Le SNUipp-FSU demandera au ministère de mettre en oeuvre une gestion de l’école basée sur la confiance. Cela passe par une rupture avec les demandes incessantes de tableaux de bords, indicateurs, et autres paperasseries inutiles et chronophages tout comme la fin des pressions permanentes exercées sur les équipes. Beaucoup reste à faire.

Depuis le mois de juillet et jusqu’à fin septembre, le gouvernement a lancé une grande concertation pour refonder l’école. Depuis le début, le SNUipp-FSU s’est engagé dans cette concertation. Il est un partenaire exigeant et offensif, porteur de propositions pour une l’école de la réussite de tous. Dans les premiers jours d’octobre un rapport, issu de la concertation sera rendu public. Il est destiné à nourrir le projet de la nouvelle loi d’orientation et de programmation qui sera présentée au parlement en novembre et votée en début d’année prochaine. A ce jour, les enseignants restent les grands absents de cette concertation. Le SNUipp-FSU, qui souhaite que la transformation de l’école réussisse, exige que les enseignants des écoles soient pleinement associés aux débats sur l’avenir de l’école.

Pour cela, le SNUipp-FSU a décidé d’informer les enseignants de l’avancée et des enjeux de cette concertation. En septembre et octobre, il donne la parole aux enseignants et les invite à répondre à un questionnaire distribué dans les écoles. Les résultats de cette enquête traités par l’institut Harris-Interactive seront rendus publics en novembre au moment où débuteront le débat parlementaire sur la loi et les négociations entre le ministère et les syndicats. Le SNUipp-FSU se fera ainsi le porte-voix des préoccupations professionnelles des enseignants fortement engagés pour la réussite de leurs élèves.

L’ enquête menée l’an dernier par le SNUipp-FSU auprès de 18 625 enseignants dresse un constat sévère de l’aide personnalisée. Huit enseignants sur dix, en effet, ne sont pas ou sont peu satisfaits de l’efficacité de ce dispositif. Les résultats de cette enquête font écho à l’analyse faite par le SNUipp-FSU : substitution à l’action des RASED, allongement de la journée...
Cette année est particulière dans la mesure où c’est une année de transition avant la mise en place annoncée d’un nouveau projet pour l’école. Dès maintenant, le SNUipp-FSU réitère auprès du ministre sa demande de repenser l’ensemble des dispositifs d’aide qui doivent être intégrés au temps scolaire commun à tous les élèves notamment avec plus de maîtres que de classes.
Pour le SNUipp-FSU, les enseignants, par leur expertise professionnelle, sont les mieux placés pour utiliser ce temps au service de la réussite de tous les élèves. Il faut leur faire confiance. Il invite les enseignants à reprendre la main sur ce dispositif.
Le SNUipp-FSU appelle nationalement les équipes à utiliser ce temps de la manière qui sera jugée la plus à même de répondre aux besoins des écoles que ce soit devant élèves ou non : temps de concertation, rencontre avec les parents, formations des enseignants, prise en charge de tous les élèves, ou de quelques uns, dispositifs innovants... Le SNUipp-FSU accompagnera et soutiendra les collègues, mutualisera les pratiques et dispositions choisies par les équipes.


Documents joints

Déclaration liminaire du SNUipp à la CAPD du 14 (...)
Déclaration liminaire du SNUipp à la CAPD du 14 (...)

Agenda

<<

2018

 

<<

Novembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2930311234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293012
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois