Déclaration liminaire du Snuipp FSU à la CAPD "promotion" du 24 janvier 2013

vendredi 25 janvier 2013
par  snu31
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Monsieur le Directeur Académique,

A propos des promotions, le SNUipp FSU tient à rappeler sa position confirmée lors de son dernier congrès :

  • l’obtention d’un corps des professeurs des écoles à une classe unique comportant 11 échelons, avec indice terminal 783 (dernier échelon de la Hors Classe actuelle) accessible par tous. La hors classe reste une injustice dans le déroulement de carrière puisque seulement 2% des personnels y accède.
  • l’extension d’un avancement unique pour tous, au rythme le plus rapide (comme le corps des IEN) afin d’avoir un meilleur déroulement de carrière à tous les niveaux et la garantie pour les anciens instituteurs d’accéder au 11e échelon du corps des PE. De trop nombreux collègues partent encore en retraite au 10e échelon, certains même au 9e.
  • le déblocage de l’engorgement des promotions à partir du 8e échelon par l’extension de l’avancement unique au rythme le plus rapide pour tous, et dans un premier temps, comme mesure d’urgence l’élargissement des possibilités de promotions.

Cette CAPD sur les promotions pose la question des salaires. Les enseignants du premier degré sont nettement sous payés et la modification de discours ministériel qui le reconnaît ne change rien à ce constat. Rappelons les faits :

• un enseignant français du primaire gagne en moyenne 320 € de moins que ses collègues européens et, en milieu de carrière, moins qu’un enseignant du secondaire.

• Le blocage du point d’indice décidé sous le ministère Chatel est maintenu sous celui de Vincent Peillon pour la troisième année consécutive.

• La perte de pouvoir d’achat s’élève à 11 % si l’on prend l’an 2000 comme année de référence alors que les enseignants des pays de l’OCDE ont gagné près de 20 % de pouvoir d’achat sur la même période !

• L’état des rémunérations en milieu de carrière met en évidence un fort décrochage des professeurs d’école à l’intérieur de leur catégorie avec presque 600 euros de moins par rapport à un professeur certifié.

• Aujourd’hui un professeur des écoles débute à 1 660 euros net, gagne 2 132 euros en milieu de carrière et termine à 2 531 euros. En fin de carrière, près de 60 % des professeurs d’écoles partant en retraite n’ont pas atteint l’indice terminal (11e échelon). Seuls 3,42 % des PE y parviennent.

C’est pour toutes ces raisons que le SNUipp FSU appelle les collègues à se mettre en grève le 31 janvier 2013 pour obtenir la revalorisation des salaires, la défense de l’emploi public et exiger l’annulation du jour de carence !

La réforme des rythmes scolaires avec pour seule conséquence la semaine de 4 ou 4,5 jours ne peut en aucun cas être une réponse aux difficultés rencontrées par les élèves dans le primaire. Le Snuipp FSU ne défend pas la semaine Darcos. Tant qu’on ne touchera pas au nombre d’élèves par classe, aux rythmes sur l’année scolaire, aux programmes, au retour des Rased … on ne fera que se voiler la face en ne s’attaquant pas aux véritables problèmes.

La question de la semaine de 4 jours ou 4 jours et demi, a un fort impact sur les enseignants du primaire. L’alourdissement de la charge de travail est un fait depuis plusieurs années. Nous n’avons eu aucune baisse de notre temps de travail malgré le passage au 39 puis aux 35 heures. Dans leur organisation dérogatoire, des communes de la Haute Garonne, ont mis en place une semaine de 9 demi-journées en libérant 12 mercredis par an, permettant aux enseignants de tenir leurs réunions. Pourquoi le ministre de l’Education Nationale refuse-t-il de garantir le maintien des mercredis de concertation ?

Si cela ne se met pas en place, il est évident que les concertations, les animations pédagogiques, ne peuvent se faire qu’après la classe ou le mercredi après-midi au détriment des corrections, préparations, recherches documentaires… de tout ce travail invisible que beaucoup de monde s’évertue à ignorer et que nous faisons pourtant quotidiennement (16 heures en moyenne par semaine pour les enseignants du primaire).

Le SNUipp FSU demande aux collègues de convoquer des Conseils d’École pour s’emparer de la question. Nous vous demandons, monsieur le Directeur Académique, de tenir compte des avis émis par les Conseils d’Écoles.

Parce qu’il est convaincu que les conditions d’exercice des enseignants ont un impact direct sur la qualité du travail et la réussite de nos élèves, le SNUipp FSU s’opposera à tout projet aboutissant à leur dégradation. Voilà pourquoi nous militons pour le retrait du projet actuel et sa réécriture.

Le SNUipp FSU revendique une baisse du temps de service des enseignants avec, chaque semaine, 23 heures devant élèves et 3 heures à la disposition des équipes.

Faute d’une prise en compte des personnels, le SNUipp FSU prendra ses responsabilités.


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