Déclaration liminaire du SNUipp FSU au CDEN du 21 février

vendredi 22 février 2013
par  snu31
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Déclaration liminaire du SNUipp FSU au CDEN du 21 février 2013

Monsieur le Directeur Académique, Mesdames messieurs les membres du CDEN

Nous sommes aujourd’hui réunis pour discuter la situation de la carte scolaire prévue pour le département à la rentrée prochaine.

Si nous notons positivement la fin des suppressions d’emplois dans l’Éducation nationale et des créations de postes, la dotation départementale n’est pas à la hauteur de la situation de notre département. C’est ce que le SNUipp FSU a dit lors du Comité Technique Académique et lors du Comité Technique Départemental. Nous n’acceptons que le taux d’encadrement de notre département continue à se dégrader. Ce n’est pas notre conception du changement. Le traitement de l’école en Haute Garonne ne doit pas en rester aux slogans de campagne mais changer la situation matérielle et concrète.

Tout le monde le sait, le département est attractif et la forte poussée démographique ne cesse de s’amplifier. Cette tendance doit être prise en compte et ne peut aboutir à une dégradation des conditions d’enseignement au détriment de tous les élèves, et des plus fragiles en particulier.

Si rien ne bouge, le P/E va encore, comme les années précédentes, se dégrader à la prochaine rentrée et nous sommes très inquiets. C’est pour cela que le SNUipp FSU 31 a interpelé les députés du département et exige une dotation supplémentaire pour répondre à la situation de la Haute Garonne. Le Ministère n’a pas réparti l’ensemble des moyens lors du Comité Technique Ministériel. Un peu plus de 300 postes restent à distribuer pour les situations d’urgence. 40 d’entre eux ont été attribués pour la Lorraine. Il faut que le département de la Haute Garonne demande d’urgence une dotation supplémentaire pour assurer la rentrée.

Dans ce contexte nous appelons le CDEN à voter le vœu suivant :

"Pour la rentrée prochaine : 2967 élèves de plus sont attendus en Haute-Garonne, compte tenu de l’erreur de prévision de pour 2012. Nous vous rappelons que la Haute-Garonne fait déjà partie des départements ayant le taux d’encadrement le plus dégradé de France (94e sur 101). Sans moyens supplémentaires, la Haute-Garonne va encore voir sa situation se dégrader et passer à la 99e ou 100e place avec un taux d’encadrement atteignant les 4,99 contre une moyenne nationale à 5,20. Nous sommes très loin de la remise en place des RASED, de la scolarisation des moins de trois ans, de l’abaissement des effectifs dans les classes. Il faudrait 337 postes pour que notre département soit dans le taux d’encadrement moyen national ! Nous demandons une dotation supplémentaire d’urgence pour notre département"

Dans le document annexe, vous procédez à un redécoupage des circonscriptions.

Vous en profitez pour fermer 2 postes de remplaçants alors même que nous sommes déjà en grande difficulté. Nous vous demandons de revenir sur ces deux fermetures.

Enfin, votre gestion de la carte scolaire ne fait pas une politique pour le service Public d’Éducation. Sur les 102 postes pour le département, vous n’en utilisez qu’un gros tiers.

Toutes une série d’écoles sont au dessus des seuils et maintenues en ouverture conditionnelle, c’est le cas de l’école de Carbonne sur laquelle nous sommes entrés en conflit hier et qui a conduit les organisations syndicales, à l’exception de Force Ouvrière, à quitter le Comité Technique. Ce type de gestion a des conséquences négatives sur l’école dans le département. Elle empêche de mettre les postes ouverts au mouvement, elle aggrave le mouvement contraint et les nominations subies par nos collègues y compris dans l’éducation prioritaire.

Enfin, concernant les rythmes scolaires. Nous pensons qu’il est nécessaire de mettre tout le monde autour de la table avec un CDEN spécial sur cette question avant la date butoir du 31 mars. Il serait utile d’éviter de cliver inutilement le débat et de développer des arguments qui culpabilisent les enseignants en cherchant à les faire passer pour des conservateurs corporatistes.

Le SNUipp-FSU a mené une enquête auprès de l’opinion publique. Il en ressort que les parents sont comme les enseignants : ce n’est pas le principe d’une réforme des rythmes qu’ils remettent en cause – même si ils jugent ce sujet non prioritaire pour l’école – mais bien sa mise en œuvre pratique pour leur enfant, à l’échelle de leur commune.

De fait, après les collectivités locales, ce sont les français et encore plus les parents d’élèves qui renforcent notre conviction d’un report à 2014. La réforme ne semble pas mûre. Seuls 12% des français sont pour une réforme en 2013.

Le ministre avait promis une journée éducative pour les enfants avec une journée scolaire moins longue et mieux articulée avec un périscolaire de qualité et gratuit pour tous les enfants. Il y a loin des intentions à la réalité. Cela demande du temps et de la concertation que ce soit avec les collectivités locales, les acteurs du péri éducatifs, les parents ou les enseignants.

A regarder l’enquête de l’institut Harris demandée par le SNUipp FSU, C’est bien le cœur de la réforme qui n’est pas dans le bon rythme.


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