Derrière les effets d’annonce, progression de la grande précarité

mercredi 3 juillet 2013
par  snu31
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Les auxiliaires de vie scolaire ont un rôle irremplaçable auprès des élèves d’ULIS (classes spécialisées d’élèves en situation de handicap) de collèges et de lycées professionnels.

Malgré cela, elles ont des contrats très précaires : contrats renouvelables chaque année pour une période maximale de 6 ans.

Il y a deux ans, alors qu’elles exerçaient à temps plein, leur contrat est passé à 80 %. Avec 80 % d’un SMIC, leur situation financière s’est grandement dégradée comme s’est dégradé également l’accompagnement des élèves d’ULIS.

De plus, alors que les textes préconisent une limite à 10 élèves des ULIS, les effectifs pourront grimper jusqu’à 15 élèves à la rentrée prochaine !

Le SNUipp FSU appelle toutes celles et tous ceux qui le peuvent à se rassembler mercredi 3 juillet à 14 heures devant le rectorat.[ ]

La situation générale

8 000 postes seront créés à la rentrée 2013 pour accompagner les enfants en situation de handicap, annonce Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation nationale, jeudi 19 juin 2013, au Sénat en réponse à une question de la sénatrice Françoise Cartron (PS, Gironde).

Le ministère n’a pas précisé à ce jour à AEF si ces postes seront pris sur l’enveloppe de 30 000 contrats aidés supplémentaires attribués par le gouvernement pour l’encadrement et l’accompagnement des jeunes en milieu scolaire.

Cependant, en Haute Garonne, l’administration annonce déjà qu’après avoir passé les AVS AED CO de 100 à 80 %, il décide de les passer à 50 % l’an prochain.

Cette décision est scandaleuse. Socialement pour ces collègues qui vont voir leurs revenus baisser d’un tiers. Beaucoup d’entre elles vont renoncer, faute de pouvoir en vivre.

A l’arrivée, des contrats AED à 80 %renouvelables sur 5 ans risquent d’être remplacés par des CAE CUI de 20 heures hebdomadaires, renouvelables 24 mois ! Quelles que soient les qualité des personnes, le turn over sur ces postes va augmenter au détriment des conditions d’accueil et de suivi des élèves.

Cela va représenter un gâchis, une perte de qualification et une fragilisation des conditions d’accueil des élèves les plus fragiles. AVS, enseignants et parents en sont convaincus et pourront compter sur le soutien du SNUipp FSU.