Déclaration du SNUipp FSU du 9 octobre 2013 au Groupe de travail du Comité de suivi de la mise en œuvre des rythmes en Haute Garonne.

jeudi 10 octobre 2013
par  snu31
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Texte de la déclaration lue dans le Comité et devant le rectorat.

Mesdames, messieurs les membres du comité de suivi

Monsieur le Directeur Académique

Chacun en est témoin ici, le Snuipp FSU n’a pas attendu la proximité des prochaines élections municipales pour faire entendre sa position sur les rythmes scolaires. Avant même tout projet, toute rédaction nous nous étions exprimés pour dire que nous n’étions pas pour le statuquo mais que nous n’accepterions pas une réforme sur le dos des enseignants. Nous sommes en démocratie et la majorité précédente tente d’instrumentaliser le mécontentement que suscite cette réforme. Le SNUipp FSU tient à rappeler à toutes celles et tous ceux qui auraient la mémoire courte qu’il faut remonter très loin dans l’histoire pour trouver pire ennemi de l’école publique que le gouvernement précédent.

Puisque nous en sommes aux questions mémorielles, certains affirment ici et là que nous n’avons pas contesté la semaine Darcos en 2008. Ceux-là mentent. Notre fédération a voté contre le décret Darcos en 2008. Nous avons été à la tête d’une large contestation de la politique de l’époque en matière d’éducation. Rappelons qu’il s’agissait de combattre dans le même mouvement la semaine scolaire (concentration de l’année, deux heures de moins par semaines pour les élèves), un plan pluri annuel de suppression massive de postes d’enseignants, la mise en place de l’Aide Personnalisée et la suppression des RASED !

Cela étant dit, nous n’avons eu de cesse de porter dans les discussions avec le ministère nos critiques, nos désaccords ainsi que nos propositions. Nous avons été écoutés mais pas entendus.

Le 12 février 2013, c’est la majorité de la profession qui s’est mise en grève contre le bricolage, pour un report et une réécriture du décret sur les rythmes scolaires.

Dans ce contexte, une très grande majorité de maires (80 %), quelque soit leur obédience, s’est prononcée en faveur du report, validant par là même la revendication du SNUipp FSU.

En Haute Garonne, certains ont voulu croire – d’autres ont voulu faire croire – que le décret ne changeait rien pour les écoles du département qui fonctionnaient déjà sur 9 demi-journées. Une majorité de communes, représentant 73 % des élèves du département, a décidé de mettre le décret en application dès cette rentrée scolaire.

Une des caractéristiques de ce décret est de renforcer la territorialisation. Certes, l’école est communale depuis 1833, avant donc qu’elle devienne publique, gratuite, laïque et obligatoire... Le SNUipp FSU avait révélé dans l’une de ces enquêtes que les écarts d’une commune à l’autre en terme de moyens allaient de un à dix. Nous pensons que la territorialisation avec le renforcement du péri éducatif dans les conditions prévues par le décret, aggrave les inégalités et par là, affaiblit le cadre national du service public d’éducation.

La ville de Toulouse consacre près de 800 € par élèves au péri éducatif. C’est un effort que l’on peut saluer. Mais combien de communes pourront en faire autant ?

Venons-en aux conditions de travail.

Qu’en est-il vraiment dans les écoles ? Pour le SNUipp FSU les conséquences sont déjà sensibles et affectent profondément les équipes pédagogiques. D’autres diront qu’il est trop tôt pour tirer un bilan définitif. L’avenir tranchera cette question mais faisons donc un point d’étape. Que constate-t-on ? D’abord, rappelons que la DEPP estime elle-même que les enseignant-e-s du premier degré travaillent, en moyenne, 44 heures par semaine ! Partant de là, le décret Peillon instaure un rythme infernal. Les trois heures de concertation sont souvent découpées. Il n’est pas rare d’avoir des journées qui sont un va et vient incessant entre temps de classe et réunions, sans offrir de temps morts ou de respiration. Ce rythme effréné rend également problématiques, tant la préparation de la classe que les temps de correction. C’est une dimension à ne pas sous estimer. C’est la qualité du temps scolaire qui est fragilisée par ce changement de rythme. Nous sommes le 9 octobre et les enseignants sont trop souvent déjà complètement épuisés !!

Les concertations se font par la force des choses sur des temps entre deux moments de classe ou après une journée de classe, à un moment traditionnellement consacré à la correction quotidienne des travaux d’élèves, à la réflexion introspective sur les contenus de la journée, à l’ajustement, à la différenciation pédagogique élaborée à partir des constats, à l’accueil des parents ou encore à la préparation des plus de 5 heures de classe du lendemain. Les collègues ne sont plus dans la disponibilité d’esprit que permettait le système des mercredis libérés.

Épuisement, surmenage, sentiment de ne plus avoir de temps pour la réflexion et l’élaboration collective, voilà le bilan d’étape que fait le SNUipp FSU alors que l’APC se met à peine en place dans beaucoup d’écoles. En plus, commencent à tomber les convocations pour les mercredis après-midi ! Que ce soit pour les rattrapages du 2 septembre et l’ascension ou encore les animations pédagogiques certaines circonscriptions flirtent avec le tiers des mercredis de l’année !

Et derrière des enseignants surmenés, il y a des élèves, qui, on le constate tous les jours, ne sont pas plus frais et dispos cette année qu’ils ne l’étaient l’an passé !

Nous n’acceptons pas cette situation. C’est pour cela que nous avons appelé avec le SNUdi FO, la CGT Educ’action et SUD éducation à manifester aujourd’hui. C’est pour cela que nous appellerons les enseignants à se mettre en grève le mercredi 13 novembre 2013 pour la réécriture de ce décret.

Merci de votre attention.


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