Absence de RASED : ce que disent les collègues en Haute-Garonne

lundi 14 octobre 2013
par  snu31
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Enquête en ligne, proposée par le SNUIPP-FSU 31 en juin 2013. Les équipes d’écoles ont été invitées à répondre à la question suivante : Quel impact a eu le changement d’organisation des RASED, sur la prise en charge de la difficulté scolaire dans votre classe, dans votre école ?

Les directeurs et enseignants ayant répondu à cette enquête constatent :

  • Une nette diminution, voire une absence de prises en charge adaptées, spécialisées E et G, malgré les besoins. Certaines écoles n’ont vu ni maître E, ni maître G de toute l’année, n’étant pas ciblées comme prioritaires.
  • Très peu ou absence de prévention, et inquiétude sur les conséquences à plus long terme : demande d’aide ou de bilan une fois que la difficulté est installée.
  • Une réduction ou absence de temps de synthèse enseignants/membres des RASED, le manque d’échange et de croisement de regards complémentaires pour accompagner la réflexion et le questionnement. Un accompagnement des équipes qui se limite à quelques conseils, à du saupoudrage, pas de travail en profondeur.
  • Des équipes éducatives moins bien préparées, avec parfois le regard unique de l’enseignant sur l’enfant dans le cadre scolaire. Dans certains secteurs une augmentation importante du nombre d’Equipes Educatives.
  • L’absence de tiers dans les relations avec les familles.
    Devant l’absence de proposition d’aides spécialisées au sein de l’école, l’équipe enseignante est tentée de rechercher des solutions d’aide à l’extérieur (orthophoniste, CMPP déjà saturés…), éventuellement privées (coût pour les familles). La pression exercée sur les familles pour mettre en place ce type d’aide extérieure s’intensifie. La difficulté scolaire a tendance à être médicalisée très vite.
  • Un manque de compétence pour analyser les situations et aider tous les élèves. L’APE et les dispositifs internes à la classe ne remplacent pas les aides spécialisées.
  • Des situations évaluées trop tardivement.
  • Une augmentation de la difficulté scolaire dans la classe.
    Une surcharge du travail pour les directeurs et directrices d’école et une augmentation des situations d’urgence et de « crise » dans les écoles.
  • La perte de la possibilité d’une aide auprès d’élèves en attente de PPS.
  • Des enseignants qui se retrouvent seuls face à la difficulté de l’élève, et se sentent démunis.
  • Les écoles intègrent peu à peu ce fonctionnement sans RASED. Sachant que les demandes ne seront pas honorées, ou que les réponses arriveront trop tardivement dans l’année, ou que l’aide proposée sera trop ponctuelle et insuffisante, les équipes ne complètent plus de fiches de demande d’aide. Elles craignent de surcharger encore plus les membres des RASED et elles doivent parfois insister longtemps pour obtenir une visite. Au final, seules les situations les plus difficiles sont prises en compte, laissant sur le côté des enfants dont les besoins sont réels.
  • Des psychologues qui sont d’autant plus sollicités, ce qui entraîne encore moins de possibilités de suivi psychologique.

Certains secteurs s’inquiètent des conséquences du redéploiement des postes de psychologues.
« Le constat, c’est le manque cruel de regards croisés sur les enfants en difficulté et le manque de prises en charge adaptées. »


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