Déclaration du SNUipp FSU 31 au CTsD d’ajustement du 11 juin 2014.

mercredi 11 juin 2014
par  snu31
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Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

La question des rythmes scolaires en l’état reste massivement rejetée par les enseignants. B. Hamon a d’ailleurs promulgué un décret le 7 mai 2014 ouvrant des possibilités d’expérimentation. Le SNUipp FSU considère que le décret Hamon ne résout rien au fond sur la question de la place donnée aux mairies et aux inégalités territoriales. Cependant, il peut représenter un assouplissement pour compenser la dégradation des conditions de travail des enseignant-e-s.

Nous le rappelons avec force, il y a un lien très fort entre nos conditions de travail et la qualité du travail de classe. Malgré des délais très serrés puisqu’il fallait discuter entre collègues, avec les parents, avec le maire et enfin réunir un Conseil d’Ecole avant la date butoir du 6 juin, des dizaines d’écoles ont réuni des conseils d’écoles pour faire remonter des demandes d’expérimentation ou de modification de leurs horaires. On ne peut que regretter que des mairies comme Toulouse ou Castelginest aient renoncé à accompagner les demandes des conseils d’écoles. A la rentrée prochaine, toutes les écoles à l’échelle nationale subiront le décret Peillon. Le Snuipp FSU continuera à exiger le retrait du décret et sa réécriture puisque comme nous l’avons toujours dit, nous sommes opposés au statu quo sur la semaine Darcos. Dans le même temps, nous travaillerons avec les équipes à faire émerger des propositions pour obtenir des assouplissements si le décret Peillon était maintenu.

Nous le rappelons, les moyens alloués à ce département restent insuffisants au regard des besoins. Difficultés de remplacement, moyens de formation continue dramatiquement bas, effectifs globalement très élevés dans les classes sont les plaies de la Haute Garonne. Cette situation impacte d’ailleurs négativement les conditions d’accueil dans les classes des élèves en situation d’handicap.

Du coup, les mesures comme le PDMQDC, la scolarisation des moins de trois ans ou la restauration des RASED font du sur place.

L’éducation prioritaire est en ce moment l’objet d’une réorganisation. Le dispositif ECLAIR va être abrogé et remplacé par des Réseaux Education Prioritaire.

Depuis de nombreux CT dans ce département, nous discutons d’écoles qui devraient relever de l’éducation prioritaire. Pour ouvrir une liste sans la fermer on peut citer le TOEC, Fleurance, Pagnol, A. de Musset, F. de Lesseps ou E. Billière sur Toulouse ou encore Mermoz sur Muret. Parfois, des mesures exceptionnelles ont pu être prises. Certaines écoles vous ont demandé audience. D’autres vous ont écrit. Pour le SNUipp FSU dans le cadre de ce que le ministère appelle « la relance » de l’éducation prioritaire la situation de ces écoles doit être examinée. A la rentrée 2014, les réseaux Bellefontaine et Reynerie vont devenir REP +. Tous les enseignants de ces REP + doivent bénéficier de 18 demi-journées.

La circulaire de rentrée du ministère dit ceci : « … les enseignants exerçant dans les REP+ verront leur temps de travail pour les missions liées à l’enseignement reconnu : le temps qu’ils consacrent au travail en équipe, nécessaire à l’organisation de la prise en charge des besoins des élèves, aux actions correspondantes ainsi qu’aux relations avec les parents d’élèves, est reconnu par la mise en œuvre d’une pondération dans le second degré et par dix-huit demi-journées libérées dans le premier degré. » Les ZIL « répiens » devront bénéficier eux aussi de ces 18 demi-journées. Dans ces conditions, les 6 postes ouverts pour la phase principale sont insuffisants pour appliquer la décision ministérielle. Nous vous demandons monsieur l’Inspecteur d’Académie de nous dire avec quels moyens et comment vous allez libérer les 18 demi-journées prévues qui ne représentent que 48 heures au lieu des 54 heures accordées à nos collègues du second degré. Dans ces conditions, le SNUipp FSU sera d’autant plus vigilant à ce que les droits des collègues travaillant en éducation prioritaire soient correctement respectés.

Enfin, les résultats de la session exceptionnelle du concours des PE 2014 aboutissent à une perte de 47 postes pour l’académie de Toulouse dont 23 sur la Haute Garonne. Le département ne peut pas se passer de ces moyens. Au niveau national, le ministère a donné latitude aux recteurs d’ouvrir la liste complémentaire au concours PE 2014. Le SNUipp FSU rappelle également l’existence de près de 300 collègues qui demandent d’intégrer le département, parfois depuis plusieurs années. Ces collègues vivent des situations dramatiques avec de graves conséquences sociales ou sur leur état de santé. Nous demandons d’avoir aussi recours aux INEAT pour compenser les postes perdus.


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