Déclaration du SNUipp FSU 31 au CDEN d’ajustement du 16 juin 2014.

mardi 17 juin 2014
par  snu31
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Monsieur l’Inspecteur d’Académie, mesdames messieurs les membres du CDEN.

La question des rythmes scolaires en l’état reste massivement rejetée par les enseignants. B. Hamon a d’ailleurs promulgué un décret le 7 mai 2014 ouvrant des possibilités d’expérimentation. Le SNUipp FSU considère que le décret Hamon ne résout rien au fond sur la question de la place donnée aux mairies et aux inégalités territoriales. Des questions sont soulevées : réelles activités périscolaires ou simple garderie ? Activités gratuites ou payantes ? Cependant, il peut représenter un assouplissement pour compenser la dégradation des conditions de travail des enseignant-e-s.

Nous le rappelons avec conviction, il y a un lien très fort entre nos conditions de travail et la qualité du travail de classe. Malgré des délais très serrés puisqu’il fallait discuter entre collègues, avec les parents, avec le maire et enfin réunir un Conseil d’Ecole avant la date butoir du 6 juin, des dizaines d’écoles du département ont réuni des conseils d’écoles pour faire remonter des demandes d’expérimentation ou de modification de leurs horaires. Nous vous demandons un état des lieux sur cette question.

On ne peut que regretter que des mairies comme Toulouse ou Castelginest aient renoncé à accompagner les demandes des conseils d’écoles.

A la rentrée prochaine, toutes les écoles à l’échelle nationale subiront le décret Peillon. Le Snuipp FSU continuera à exiger le retrait du décret et sa réécriture puisque comme nous l’avons toujours dit, nous sommes opposés au statu quo sur la semaine Darcos. Dans le même temps, nous travaillerons avec les équipes à faire émerger des propositions pour obtenir des assouplissements si le décret Peillon était maintenu.

Encore une fois, les moyens alloués à ce département restent insuffisants au regard des besoins qui ont été évalués à 390 postes minimum par le collectif « Sauvons l’école ». Cette situation impacte d’ailleurs négativement les conditions d’accueil dans les classes des élèves en situation d’handicap. Difficultés de remplacement, moyens de formation continue dramatiquement bas, effectifs globalement très élevés dans les classes sont les plaies de la Haute Garonne.

Du coup, les mesures comme le PDMQDC, la scolarisation des moins de trois ans ou la restauration des RASED font du sur place.

Sur la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, le taux a chuté dramatiquement durant ces dernières années : de 35% à 4,66% sur l’ensemble du département et pire à moins de 2% (1,93%) sur les écoles hors de l’Education prioritaire. Un an après la Loi de Refondation il est temps de redresser cette situation. Pour rappel c’est dans un contexte de suppression massive de postes, que l’accueil des moins de 3 ans a été sacrifié. C’est en juin 2008, entre deux CT, qu’unilatéralement l’Inspecteur d’Académie a décidé de ne plus comptabiliser les enfants de moins de 3 ans nés au 1er trimestre, alors que c’était une règle départementale qui s’appliquait depuis de nombreuses années. Il faut y revenir et la réactiver, en commençant par les écoles maternelles dans des situations particulières (zone de revitalisation rurale, zone de montagne, zone défavorisée…)

A ce stade de la carte scolaire, nous vous avons interrogés en CT sur les moyens déjà engagés. La semaine dernière, la situation n’était pas nette. Nous espérons qu’elle pourra être clarifiée aujourd’hui

La mairie de Toulouse a communiqué très tardivement sur les effectifs prévisionnels dans les écoles. Contrairement à ce qui pouvait se pratiquer, aucune communication avec les Organisations Syndicales. Ainsi, nous avons été informés en fin de CT mercredi dernier que la mairie de Toulouse proposait 6 fermetures ! Par ailleurs, Toulouse semble s’orienter vers une politique de « bassin de vie » qui peut dégrader le service public du point de vue de sa proximité avec les usagers.

L’éducation prioritaire est en ce moment l’objet d’une réorganisation. Le dispositif ECLAIR va être abrogé, ce dont on se félicite, et remplacé par des Réseaux Education Prioritaire. La question de l’inégalité scolaire est pointée à juste titre.

Depuis de nombreux CDEN dans ce département, nous discutons d’écoles qui devraient relever de l’éducation prioritaire. Pour ouvrir une liste sans la fermer on peut citer le TOEC, Fleurance, Pagnol, A. de Musset, F. de Lesseps ou E. Billière sur Toulouse ou encore Mermoz sur Muret. Dans le même esprit, de nombreuses écoles rurales accueillent un public en grande difficulté. Parfois, des mesures exceptionnelles ont pu être prises. Certaines écoles vous ont demandé audience. D’autres vous ont écrit. Pour le SNUipp FSU dans le cadre de ce que le ministère appelle « la relance » de l’éducation prioritaire la situation de ces écoles doit être examinée.

A la rentrée 2014, les réseaux Bellefontaine et Reynerie vont devenir REP +. Tous les enseignants de ces REP + doivent bénéficier de 18 demi-journées.

La circulaire de rentrée du ministère dit ceci : « … les enseignants exerçant dans les REP+ verront leur temps de travail pour les missions liées à l’enseignement reconnu : le temps qu’ils consacrent au travail en équipe, nécessaire à l’organisation de la prise en charge des besoins des élèves, aux actions correspondantes ainsi qu’aux relations avec les parents d’élèves, est reconnu par la mise en œuvre d’une pondération dans le second degré et par dix-huit demi-journées libérées dans le premier degré. »

Les ZIL « répiens » devront bénéficier eux aussi de ces 18 demi-journées. Dans ces conditions, les 6 postes ouverts pour la phase principale sont insuffisants pour appliquer la décision ministérielle. Nous vous demandons monsieur l’Inspecteur d’Académie de nous dire avec quels moyens et comment vous allez libérer les 18 demi-journées prévues qui ne représentent que 48 heures au lieu des 54 heures accordées à nos collègues du second degré. Dans ces conditions, le SNUipp FSU sera d’autant plus vigilant à ce que les droits des collègues travaillant en éducation prioritaire soient correctement respectés.

Les résultats de la session exceptionnelle du concours des PE 2014 aboutissent à une perte de 47 postes pour l’académie de Toulouse dont 23 sur la Haute Garonne. Le département ne peut pas se passer de ces moyens. Au niveau national, le ministère a donné latitude aux recteurs d’ouvrir la liste complémentaire au concours PE 2014. Le SNUipp FSU rappelle également l’existence de près de 300 collègues qui demandent d’intégrer le département, parfois depuis plusieurs années. Ces collègues vivent des situations dramatiques avec de graves conséquences sociales ou sur leur état de santé. Nous demandons d’avoir aussi recours aux INEAT pour compenser les postes perdus.

Le SNUipp-FSU lance une alerte pour la rentrée. Il est temps de clarifier la situation des écoles. Un cadrage national de l’Education nationale est nécessaire et des mesures concrètes pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des enseignants sont toujours une urgence.

Merci de votre attention.


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