Déclaration de la FSU au CHSCTsD 31 du 9 juillet

jeudi 10 juillet 2014
par  snu31
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Monsieur l’Inspecteur d’Académie

La FSU 31 souhaite tout d’abord exprimer toute sa solidarité à la famille et son émotion à propos du terrible drame de l’école Edouard Herriot d’Albi. Toute l’Education Nationale et au-delà l’ensemble de la société ont été saisis de stupeur, d’effroi et d’incompréhension devant la gravité de l’acte.

S’il faut se garder de tout amalgame ou instrumentalisation de ce drame, il n’en reste pas moins que la violence au travail, fort heureusement de tout autre nature dans les écoles, les services et les établissements scolaires doit alerter l’institution comme le confirme le récent rapport de l’INSEE sur la violence à l’égard des enseignants. 12 % de nos collègues se déclarent victimes d’agressions verbales. Ce chiffre est bien sur inférieur à la réalité car beaucoup de nos collègues s’auto censurent sur ces phénomènes qui engagent nos élèves ou les parents d’élèves.

Si le phénomène est sensible dans l’éducation nationale, il s’inscrit dans un contexte général. Les politiques publiques ne permettent pas aux services publics d’assurer leurs missions dans des conditions permettant d’éviter, à défaut de marginaliser les contentieux avec les usagers.

La hiérarchie nous demande à juste titre de construire une école bienveillante à l’égard des élèves. Cette montée de la violence à l’égard des enseignants doit l’amener à être attentive à appliquer ce principe à l’égard de nos collègues.

La souffrance au travail a de multiples origines. Les représentants de l’institution ont une place particulière et à ce titre une responsabilité particulière. Les situations étudiées par le CHSCTsD 31 comme celles sur le lycée professionnel Renée Bonnet ou sur l’EREA de Muret l’illustrent.

Si nous partageons l’ambition de la loi de 2005 sur la scolarisation des élèves à besoins particuliers et le concept d’inclusion, nous mettons en garde l’institution sur une forme de déni des difficultés de nos collègues face à certains élèves. Nous allons discuter aujourd’hui de la situation de l’EEPU Henri Puis de St Orens de Gameville confrontée à des élèves violents qui mettent à mal toute une école, élèves et collègues compris. Ce phénomène se retrouve à l’EEPU Bonhoure de Toulouse. Il n’est pas non plus absent du drame qui a touché l’école J Julien.

Le contexte départemental de l’inclusion est difficile. En plus des questions liées à la nature des difficultés des élèves, celle des effectifs dans les CLIS et ULIS comme dans les classes d’accueil doit a minima être rigoureusement respectée. Aller au-delà de 12 élèves en CLIS n’est pas acceptable.

Pour reprendre une phrase de la lettre de saisie du CHSCTsD 31 par l’école H. Puis, « il ne s’agit en aucun cas de stigmatiser » tel ou tel élève mais de veiller à ce que la scolarisation soit pensée et compatible. Il n’est pas entendable que l’institution se contente de renvoyer sur la capacité des collègues à « encaisser ».


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