Déclaration du SNUipp-FSU à la CAPD du 24 mars 2014

mardi 24 mars 2015
par  snu31
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Blocage des salaires, créations de postes insuffisantes, conditions de travail dégradées  : la poursuite d’une politique de rigueur budgétaire ne permet pas aux services publics, dont l’école, de remplir convenablement leurs missions. Objet d’une nouvelle annonce par semaine dans les médias, l’école est sommée de résoudre tous les problèmes d’une société marquée par la crise, le chômage et la montée des inégalités. D’autres choix budgétaires s’imposent.

Le 9 avril prochain, dans le cadre d’une journée interprofessionnelle de grève, quatre fédérations de fonctionnaires appellent les personnels à se mettre massivement en grève et à manifester  : pour l’augmentation des salaires et pour des créations d’emplois à la hauteur des besoins. L’école est bien évidement concernée par cet appel. Car notre pays a aussi besoin d’enseignants mieux reconnus, mieux formés, mieux payés et d’une école bénéficiant de plus de moyens pour conduire tous les élèves sur le chemin de la réussite.

Actuellement, la question du remplacement devient cruciale dans les écoles de la Haute-Garonne. Parfois près de la moitié des collègues d’une seule école ne sont pas remplacés, créant une situation de stress qui ne fait qu’amplifier les absences. La disparition de moyens de remplacement les années précédentes, malgré la hausse importante des effectifs dans notre département rend la situation invivable pour nos collègues et dangereuse en terme de sécurité pour les élèves.

Quant à la fastidieuse déclaration préalable, le SNUipp-FSU appelle les enseignant-es des écoles à l’abandonner lors de la journée de grève du 9 avril. Dès la parution de la loi du 20 août 2008 instituant « un droit d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires », le SNUipp-FSU, comme de nombreux parlementaires dont le Président de la République et le Premier Ministre actuels qui avaient saisi le Conseil Constitutionnel, s’était opposé à ce texte qui constitue une entrave au droit de grève des enseignant-es du premier degré et qui n’est pas mis en application par les services académiques : dans son article 133-1 il est dit : « Tout enfant scolarisé dans une école maternelle ou élémentaire publique ou privée sous contrat est accueilli pendant le temps scolaire pour y suivre les enseignements prévus par les programmes. Il bénéficie gratuitement d’un service d’accueil lorsque ces enseignements ne peuvent lui être délivrés en raison de l’absence imprévisible de son professeur et de l’impossibilité de le remplacer. ... » Comme on le voit, cette loi n’est pas appliquée en cas de collègues absents et non remplacés comme c’est la cas en ce moment dans de très nombreuses écoles du département.

Pourtant, créer 20 000 postes d’enseignants dans les écoles ne coûterait que moins de 1% de ce que coûte à l’Etat la fraude fiscale annuelle et permettrait :

  • d’assurer tous les remplacements ordinaires (3 000 postes) ;
  • de baisser les effectifs par classe (10 000 postes) ;
  • de rétablir les Rased (2 000 postes) ;
  • de mieux former les enseignants (5 000 postes).

L’appel unitaire interprofessionnel du 9 avril permet de mettre en avant une autre voie de contestation de la politique actuelle que celle, réactionnaire et xénophobe, du FN.

Cette journée intervient dans un contexte européen marqué par le bras de fer entre le peuple grec et les institutions (non élues) de la communauté européenne, de possible changement de majorité en Espagne au mois d’avril, de mobilisation massive en Irlande ce week-end contre la taxation de l’eau au nom de l’austérité ! Depuis des années, en Grèce, tout comme en France, les réformes signifient une rétraction de l’État social, plus de libertés pour le capital, moins de libertés pour le travail.

C’est aussi pour cela que nous devons être massivement en grève le 9 avril.


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