Déclaration du SNUipp FSU 31 au CTsD31 du 2 septembre 2015

mercredi 2 septembre 2015
par  snu31
popularité : 1%

Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Directeur Académique des Services de L’Education Nationale,

Mesdames messieurs les membres du CDEN.

Cette rentrée scolaire est marquée par des créations de postes insuffisantes. Au niveau national, elles permettent l’ouverture d’une classe pour 55 élèves supplémentaires. Départementalement, elles permettent difficilement d’accompagner la hausse des effectifs scolaires. La Haute Garonne reste à la traîne pour le taux d’encadrement par rapport à la moyenne nationale. Il est à craindre que les ouvertures nécessaires au regard des seuils indicatifs très élevés de ce département ne puissent pas toutes être réalisées.

Les engagements du président de la République se sont traduits dans la loi de refondation, qui dans son annexe, fixe à 21 000 le nombre de postes d’enseignants titulaires à créer sur le quinquennat dans le 1er degré. A ce jour, seuls 8914 postes l’ont été, soit moins de la moitié des postes promis. Il reste donc deux lois de finance à la majorité présidentielle et législative actuelle pour créer les 11 000 manquants. Ce fait, conjugué à l’engagement de baisser les dépenses publiques de 50 milliards sur les deux dernières années du quinquennat dans le cadre du pacte dit de « responsabilité », amène le SNUipp FSU à rappeler aux personnels et à toutes celles et ceux attachés à l’école publique que la mobilisation sera nécessaire pour garantir que les engagements soient tenus.

Comme chaque fois que nous soulignons les insuffisances de l’actuel gouvernement rappelons que la majorité précédente de monsieur Sarkozy avait supprimé 19 000 postes dans le premier degré et ce alors que les effectifs augmentaient de 22 000 élèves sur la même période.

Depuis 2012, la progression du nombre d’élèves supplémentaires est plus rapide que la création de postes.

Les postes de remplaçant représentent 8 % du total en moyenne nationale. On n’atteint pas ce taux en Haute Garonne.

Pour résumer, les enseignants de Haute Garonne interviennent dans des classes plus chargées, sont moins remplacés.

Dans ces conditions, les dispositifs estampillés « priorités ministérielles » sont à la peine. Nationalement, 111 postes seulement ont été créés pour la scolarisation des élèves de moins de 3 ans, soit en trois ans un total de 791 postes sur les 3000 inscrits dans la loi de refondation ; de même 456 postes « plus de maîtres que de classe » soit un total de 2304 sur les 7000 inscrits dans la loi de refondation. Là aussi, la Haute Garonne fait globalement du sur place.

L’OCDE dans son rapport de 2014 établit une moyenne d’effectif dans les classes françaises de 22,8 élèves contre une moyenne de 21,4 pour les pays de l’OCDE et de 19,9 pour les 21 pays de l’Union Européenne. Pour rejoindre la moyenne du Portugal, il faudrait créer 24 500 classes (44 000 pour atteindre la moyenne finlandaise).

Les moyennes peuvent être trompeuses. Le ministère lui-même estime à plus de 7 700 les classes dépassant 30 élèves et à 90 000 celles dépassant 25 élèves. Gageons que la Haute Garonne contribue largement à ces chiffres.

Sur le département de la Haute Garonne, les effectifs trop chargés de nos classes fragilisent l’inclusion des élèves. En plus de cela, d’après l’enquête du SNUipp FSU 31, près de 20 % des ULIS écoles (ex CLIS) ont des effectifs supérieurs à la limite des 12 élèves prévue par la dernière circulaire ministérielle. Sur cette même circulaire, le ministre indique que les écoles avec une Ulis devront faire l’objet d’une attention particulière lors des opérations de carte scolaire.

La mise en place de la nouvelle carte de l’éducation prioritaire se fait avec des accrocs. En fin d’année dernière les écoles E Billères (REP+) et A de Musset (REP) se sont mises en grève parce qu’elles n’ont pas bénéficié du « plus de maître que de classe ».

De plus, les nouvelles écoles de REP ne sont pas traitées avec les seuils départementaux habituels de l’éducation prioritaire. Le SNUipp FSU demande que ces seuils soient appliqués à toutes les écoles REP et REP +.

La question du remplacement va rester sensible. Le SNUipp FSU appelle les collègues à informer systématiquement le syndicat pour les absences non remplacées.

La Formation Continue reste encore indigente dans une année où la mise en place des nouveaux programmes en maternelle et l’Éducation Morale et Civique vont s’appliquer.

La politique des bassins de vie de la mairie de Toulouse vous permet d’éviter des ouvertures. Pour les usagers de l’école cela aboutit à des situations aberrantes comme l’impossibilité d’être scolarisé dans l’école à quelques mètres de chez eux. La fin de la gratuité de la cantine pour les élèves les plus fragiles socialement, la hausse de nombreuses prestations municipales (Alaé, piscine, bibliothèque…) la baisse du budget de fonctionnement des écoles (plus de 200€ par classe) participent à une dégradation de l’offre éducative pour les plus de 200 écoles toulousaines.

Merci de votre attention.


Agenda

<<

2018

 

<<

Décembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
262728293012
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31123456
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois