Déclaration du SNUipp-FSU 31 - CAPD du 1er décembre 2015

mardi 1er décembre 2015
par  snu31
popularité : 2%

PNG - 11.1 ko Déclaration du SNUipp-FSU 31 - CAPD du 1er décembre 2015

Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Mmes et Ms. Les membres de la CAPD,

Les auteurs des actes de barbarie du 13 novembre 2015 visent à installer la peur, l’opposition des citoyens entre eux, la stigmatisation d’une partie d’entre eux. Les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité sont touchées de plein fouet.

Le SNUipp-FSU31 assure toutes les personnes touchées par ce drame de son soutien et de sa solidarité.

L’État d’urgence est prolongé pour trois mois. Le risque de l’état d’urgence pour les libertés réside dans sa pratique générale, dans l’éventuelle installation et acceptation qui fait d’une procédure exceptionnelle, une routine. Une semaine après la prolongation de l’État d’Urgence, plusieurs militants écologistes sont assignés à résidence certains d’entre eux voient leur domicile perquisitionné ; près de 300 manifestants parmi lesquels des journalistes, plusieurs militants de la FSU de Seine Saint Denis se sont fait violemment interpeller samedi soir lors de la chaîne humaine pour le climat entre République et Nation. la Ligue des Droits de l’Homme dénonce cet état de fait : « Si l’on avait besoin d’une confirmation que l’état d’urgence est un danger pour les libertés publiques, cette mesure en attesterait tant elle révèle que la lutte contre le terrorisme n’est ici qu’un prétexte pour interdire toute voix dissonante ».

Deux poids, deux mesures, les manifestations ou rassemblement sont interdits mais la tenue de « marché de Noël » ne pose elle aucun problème !

Le 20 novembre 2015, madame la ministre a fait connaître les mesures à prendre dans les écoles dans le cadre du plan vigipirate. Avec la période de fin d’année qui approche de multiples manifestations vont se dérouler dans nos écoles.

Ce plan permet, aux personnels via les directeurs et directrices d’école, « un contrôle visuel des sacs » et un « contrôle systématique de l’identité des personnes étrangères à l’école ». Ces préconisations sont purement impossibles à mettre en œuvre à l’échelle d’un établissement, prenant encore une fois les directions d’école en étau entre les directives ministérielles et le principe de réalité.

Un directeur d’école est avant tout un enseignant responsable d’une classe ; ce n’est ni un concierge ni un gendarme. C’est d’abord un enseignant qui doit garder une relation de confiance avec les usagers de l’école. Que ferait-il des soupçons forcément arbitraires qu’il pourrait porter sur un sac à la forme ou au contenu douteux ? Que fait le directeur d’école de sa classe quand il contrôle l’identité du livreur de colis, du chauffeur de taxi, du représentant d’édition, du président d’association ? Que font ses élèves quand il contrôle l’identité de l’oncle, du cousin, de l’ami qui vient chercher, de façon inopinée, un enfant malade en pleine journée ?

Ce plan marque une fois de plus une fracture entre les instances décisionnelles et la réalité du terrain ; il ne fait qu’accroître une pression déjà bien trop lourde portée sur les directions d’école et les équipes enseignantes qui en l’état ne pourront en appliquer le contenu et se sentiront, bien souvent coupables de ne pas pouvoir le faire.

Cette CAPD avancement est réunie 15 jours plus tôt que l’année dernière. Cela va dans le bon sens, mais nous revendiquons qu’elle se tienne de façon à ce que les sommes dues sur l’année civile de la promotion ne soient pas imputée sur la déclaration fiscale de l’année suivante. La CAPD « promotions » est la seule possibilité que les collègues ont d’augmenter leur salaire. Les collègues voient leur rémunération qui baisse dès que les cotisations salariales augmentent. Le métier devient d’année en année moins attrayant. En 1980, les enseignants commençaient leur carrière avec une rémunération de près de 2 fois le SMIC.

Deux fois le SMIC, c’est le salaire actuel d’un professeur des écoles au 10e échelon.

En début de carrière, nos collègues ne touchaient plus que 1,4 SMIC en 2012 ; 1,3 en 2014. Actuellement, un enseignant débute à moins de 1,2 SMIC ;

Et ce n’est pas l’aumône des 400€ de l’ISAE qui change fondamentalement la donne. 50000 collègues ont signé la pétition du SNUipp-FSU demandant que l’Isae soit porté à 1200€. Somme perçue par nos collègues du second degré.

La FSU demande le déblocage immédiat du point d’indice. Elle prépare activement les mobilisations et la création d’un rapport de force nécessaire pour les négociations salariales qui s’ouvriront en février 2016.

La simplification des tâches de direction qui devait se mettre en place à la rentrée 2015-2016 prend du retard. Il faut dire que les propositions, qu’elles soient ministérielles ou départementales brillent particulièrement par leur manque d’audace et le peu de changement que cela engendrera pour les collègues assumant la direction d’école. Le tableau distribué lors du groupe académique sur l’estimation horaire du travail de direction pour les demandes institutionnelles montre que notre hiérarchie est très loin de la réalité du terrain.

Le SNUipp-FSU lance donc la campagne « on simplifie nous-mêmes ». Celle-ci vise à ne pas renvoyer tout ce qui est inutile, ni les documents déjà connus par l’administration. Si le directeur, la directrice d’école sont une interface entre la hiérarchie et les collègues, ils ne sont en aucun cas supérieur hiérarchique et n’ont pas à contrôler les faits des uns et des autres. Les correspondances de nos collègues, lorsqu’elles sont adressées à la hiérarchie, n’ont pas à être transmises sous couvert du directeur d’école.

D’autre part, la problématique des frais de déplacement devient urgente. Si certains de nos collègues des RASED ont enfin obtenu le remboursement des frais de déplacement sur la base du tarif kilométrique, ils sont très peu à en bénéficier. Nous demandons qu’une note de service soit envoyée à tous les personnels qui se déplacent pour accomplir leur mission : RASED, Animateur informatique, Conseiller pédagogique, ...

Alors que les personnels mobilisés avaient obtenu que le mercredi après midi soit évité pour les animations pédagogiques, nous constatons une inflation d’animations pédagogiques dites obligatoires sur ce temps. Vous ne convoquez pas, vous ne remboursez pas les frais de déplacements. Vous ne respectez pas les textes. Nous demandons à ce que les collègues puissent exercer leur droit syndical et opposer si telle est leur volonté les RIS aux animations pédagogiques de leur choix.


Agenda

<<

2018

 

<<

Novembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2930311234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293012
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois