Déclaration préalable du SNUipp FSU 31 à la CAPD du 8 mars 2016

mardi 8 mars 2016
par  snu31
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Monsieur l’Inspecteur d’Académie

Mesdames, messieurs les membres de la CAPD

D’un côté une droitequi soutient la loi travail et parle à nouveau de suppression d’un million d’emplois de fonctionnaires, avec les conséquences que l’on peut imaginer pour l"éducation nationale. De l"autre un gouvernement qui se dit de gauche remettant en cause un code du travail construit par des dizaines d’années de lutte.

Plafonnement du barème des indemnités prudhommales, facilitation des licenciements économiques, inversion de la hiérarchie des normes (l’accord d’entreprise prend le pas sur les accords généraux), attaques sur la durée légale de travail (35 heures, possibilité de faire travailler 12 heures par jour), contournement des organisations syndicales représentatives et augmentation du temps de travail des apprentis mineurs ou encore nombre de dispositions relatives à la formation professionnelle... les attaques sont lourdes et exigent que nous nous mobilisions.

Encore une fois, une loi inique va pénaliser tous les salariés, en particulier les plus faibles.

Le SNUipp FSU 31 ne veut pas de cet avenir pour nos enfants et nos élèves. Il rappelle que les intérêts des salarié-e-s du privé et du public sont liés comme l’a montré par exemple le dossier des retraites.

Alors que la pétition contre la loi atteint à ce jour 1 200 000 signatures, les organisations de jeunesse (UNEF, FIDL, UTE), les organisations syndicales (CGT, Solidaires FSU) mobilisent contre ce projet 9 mars 2016.

Sur les salaires, les négociations annoncées le 17 mars prochain s’annoncent décevantes. La FSU revendique le dégel du point d’indice et une revalorisation salariale face à la perte de pouvoir d’achat.

Depuis 2011, la tendance à la baisse du salaire net moyen est confirmée chaque année (0,1% en 2011, 0,8% en 2012, 0,5% en 2013). En seize ans, la non-compensation de l’inflation aboutit sur le traitement indiciaire à une perte de pouvoir d’achat équivalente à près de deux mois de salaire par an. Et la réduction de la part du traitement indiciaire dans les rémunérations, aggravée par la politique de gel de la valeur du point, combinée aux mesures des réformes des retraites depuis 2003, dégrade fortement les montants de liquidation des pensions.

La situation faite aux plus de 5 millions d’agents publics est injuste !

Leur travail est mal reconnu et nombreux sont en difficulté pour en vivre correctement.

La situation ainsi créée est néfaste à la Fonction publique (image, attractivité, …). Nous le voyons bien pour les concours d’enseignants boudés depuis plusieurs années au point de rendre la situation très difficile dans certains départements.

Elle est économiquement inefficace car n’est pas facteur de relance : les ménages limitent leurs dépenses, y compris celles nécessaires à leurs besoins.

Cette politique, conduite sous l’égide de la « priorité à l’emploi », est un échec.

Le déclassement salarial pénalise notamment les jeunes moins bien rémunérés que leurs aînés au même moment de la carrière. 20 % des agents sont rémunérés à un niveau voisin du SMIC. Parmi eux, beaucoup sont soumis à des temps partiels subis, et sont donc en situation de pauvreté.

Le salaire médian des agents de la FPT est de 1659 € en 2013, quand il est de 1763 € dans le secteur privé.

Les salaires enseignants sont en régression comparés à leur niveau de l’année 2000. Sur la même période, ils ont augmenté dans la quasi-totalité des autres pays de l’OCDE.

Du fait du développement de la part des primes, du refus de revaloriser les filières féminisées et des inégalités de carrières dont les femmes sont victimes, le salaire moyen dans la fonction publique des femmes est inférieur de 14% à celui des hommes (hors prise en compte des temps partiels et incomplets).

La réduction de la part de l’indiciaire dans les rémunérations, conjuguées à la réforme des retraites et au gel de la valeur du point, aboutit à une dégradation des montants de liquidation des pensions.

Le gouvernement s’est jusqu’ici privé d’une réelle réforme fiscale permettant de dégager les recettes nécessaires à l’action publique et à la solidarité, il est encore temps de le faire !

Nous demandons que la progression du point d’indice permette véritablement de compenser l’inflation :

En 2016 : une mesure immédiate et d’urgence pour commencer à remettre les salaires à niveau.

A programmer dès maintenant pour le début 2017 : une mesure qui permette, dans un premier temps, d’annuler les effets de l’inflation depuis 2012.

Le SNUipp-FSU 31 appellera aux actions décidées par l’Intersyndicale au lendemain du premier tour de table, le 17 mars 2016.

En ce qui concerne notre département, le SNUipp-FSU 31 dénonce une nouvelle fois les restrictions au temps partiel. Que ce soit pour les collègues demandant un mi-temps ou pour des postes spécifiques, nous demandons que le temps partiel soit possible pour tous. Par ailleurs, plusieurs circulaires de différents Inspecteurs d’académie ont été annulées par des tribunaux administratifs à ce sujet.

Nous vous demandons également, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, de réunir le groupe de travail habituel pour la phase d’ajustement. Ce groupe de travail est une garantie d’équité pour les collègues.


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