Déclaration préalable du SNUipp FSU 31 à la CAPD du 4 mai 2016

mercredi 4 mai 2016
par  snu31
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Déclaration liminaire du SNUipp FSU 31 à la CAPD du 4 mai 2016

Monsieur le DASEN, Mesdames et Messieurs les membres de la CAPD,

La loi El Khomri, dont la discussion s’est engagée hier après-midi à l’assemblée, entraînera des régressions et des pertes de droits pour les salarié-es. Ce projet de loi enterre le code de travail qui protège pourtant les droits de l’ensemble des salarié-es. Ce sont les conditions de travail des parents de nos élèves, les futurs droits de nos élèves comme salarié-es qui sont menacés. Et nous savons aussi, comme agents du service public, que les attaques contre les salarié-es du privés sont bien souvent retranscrites plus tard dans la fonction publique. Certains évoquent déjà la remise en cause du statut de la fonction publique et de nos retraites.

Pour le SNUipp et la FSU, ce projet est inacceptable et il doit être retiré !

Le SNUipp-FSU 31 soutien « nuit debout » et participera à toutes les grèves et mobilisations qui remettront en cause ce projet de loi.

Après l’envoi de plus de 51 000 lettres pétition à la ministre, la grève du 26 janvier, une lettre au premier ministre, les dernières annonces concernant l’ISAE vont enfin dans le bon sens. Le SNUipp-FSU se félicite que l’ISAE soit enfin portée à 1 200 euros dès la rentrée 2016. Il demande néanmoins qu’elle soit versée à tous les enseignants des écoles (SEGPA-EREA, enseignants référents, conseillers pédagogiques, animateurs Tice, cordonnateurs REP, en totalité pour les PEMF ...) et rappelle que le dossier de la revalorisation reste sur la table. Cette dernière annonce, tout comme la fin du gel du point d’indice doivent à la mobilisation des personnels mais aussi contexte de mobilisation pour le retrait du projet de loi travail.

Le mouvement 2016, a enfin eu lieu à une date correcte. Mais les documents préparatoires envoyés pendant les vacances laissent peu de temps aux collègues et aux organisations syndicales pour faire remonter les erreurs. Notre travail de représentants du personnel est nié quand nous ne pouvons pas prendre contact (sur les 2 jours avant la CAPD) avec nos collègues qui ont obtenu un avis défavorable lors de ces commissions. Pourtant, il y en a eu en particulier celles concernant essentiellement les postes spécifiques, ce qui montre bien que l’intérêt des services et des personnels est de dé-profiler les postes.

Sur la circulaire départementale, seuls les postes de maître supplémentaires implantés en REP+ sont « profilés » (fiche de candidature et dossier). De bonne foi, nos collègues ont postulé sur ces postes hors REP+ sans faire de dossier et se retrouvent éliminés . Cela est identique pour le poste de coordonnateur pédagogique d’unité d’enseignement centre départemental enfance et famille, intitulé « enseignant classe spécialisé option D » sur la liste des postes vacants et susceptibles ainsi que les postes relevant du dispositif dit « innovant » au collège de St Béat, Badiou et Bellefontaine qui ne sont pas listés sur le dispositif postes spécifique. Le SNUipp-FSU31 demande que ces postes soient attribués au barème conformément à la lettre de la circulaire.

Le SNUipp-FSU continue à s’opposer au profilage des postes. Celui-ci ne respecte pas les règles d’équité et de transparence entre tous les enseignants. Nous demandons l’attribution des postes sur des critères équitables (barème).

Une autre caractéristique de cette première phase de mouvement est de laisser une centaine de postes de titulaire remplaçants vacants. Le SNUipp FSU avait alerté l’an passé sur le risque de limitation de l’accès à ces postes en les domiciliant dans les écoles. Le SNUipp FSU demande que les collègues T1 et T2 ne soient pas nommés d’office sur ces postes à la phase 3 comme cela s’est passé cette année mettant de nombreux collègues en difficulté.

En ce qui concerne le temps partiel sur autorisation, la plupart de nos collègues attendent encore la décision les concernant. Le recours au temps partiel est un moyen pour les enseignants de concilier leur vie personnelle avec leur vie professionnelle. Potentiellement, cette année ou dans l’avenir, nous sommes toutes et tous concernés par l’accès au temps partiel.

Avec la dégradation de nos conditions de travail (temps de présence accrus dans les écoles, pénibilité, effectifs trop importants, absence de RASED, non remplacement, absence de formation continue, allongement de la carrière et recul de l’âge de la retraite…), le temps partiel est souvent un moyen de supporter cette situation tout en préservant santé, professionnalisme et vie familiale. Imposer aux collègues de reprendre à plein temps ou même à une quotité plus importante qu’ils ne le souhaitent pourrait favoriser le « burn-out » et encore compliquer les conditions de travail de l’ensemble des enseignants.

Dans notre département, le refus de l’octroi des temps partiels aux quotités demandées ne peut être justifié : il n’y a aucun problème de recrutement. Mieux, des centaines de collègues demandent à y entrer et des dizaines sont en disponibilité sans aucun revenu et ne demandent qu’à travailler !

Le recours systématique aux arguments comptables pour justifier les refus est surtout la marque d’une gestion des personnels de plus en plus inhumaine. Ce n’est bon ni pour les personnels, ni pour le service public ni pour le coût social de tels choix.

Le SNUipp-FSU 31 s’oppose à toutes restrictions sur le droit à temps partiel. Nous demandons que toutes les quotités prévues par les textes soient possibles pour nos collègues.

Pour le second mouvement, le regroupement des temps partiels par école nous paraît indispensable à leur bon fonctionnement. Nous souhaitons que cela soit mis en place dans le maximum de situations àla deuxième phase du mouvement.


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