Concentrer les moyens sur le primaire

lundi 11 juillet 2016
par  snu31
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Les différences de niveau scolaire entre les élèves d’une même classe d’âge deviennent patentes au collège et au lycée, mais de nombreuses études montrent qu’elles sont principalement le reflet de ce qui s’est passé avant l’entrée au collège. Une fois passées les classes élémentaires, le rythme d’acquisition des connaissances est principalement déterminé par les connaissances déjà acquises. Les divergences constatées à la fin de l’école élémentaire, voire en fin de cours préparatoire, évoluent donc de manière exponentielle.

La manière la plus efficace de lutter contre le décrochage consiste donc à agir le plus précocement possible en faveur des élèves vulnérables. Or, la France ne le fait pas, aujourd’hui : elle consacre moins d’efforts que ses voisins au cycle primaire (6 044 dollars par élève, contre 6 741 dollars en moyenne dans l’OCDE, soit 9 % de moins), mais elle en consacre plus au cycle secondaire, quand il est trop tard pour avoir un effet important (9 532 dollars contre 8 267 dollars, soit + 15 %).

Nous dépensons donc plus pour un résultat moindre, comme le révèlent nos résultats déplorables à l’enquête du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA). Surtout, nous sommes le pays où les résultats scolaires dépendent le plus du niveau socioéconomique des parents, et donc celui où l’ascenseur social est le moins efficace.

Cette nécessité de concentrer les moyens sur le cycle primaire (maternelle et école élémentaire) fait consensus chez la plupart des spécialistes. Aussi, Pham-Ngôc et Tauzin proposent notamment de :

  • donner une priorité pour accueillir à l ‘école préélémentaire ou en crèche, si possible dès deux ans, les enfants des familles les plus défavorisées, ceux qui ont davantage besoin que les autres d’une assistance à l’éducation ;
  • mieux former les maîtres de l’école préélémentaire (appelée de manière assez sexiste « maternelle ») aux spécificités du développement des enfants entre 2 et 6 ans et aux pratiques éducatives (il ne s’agit pas de passer de la garderie, où l’on laisse les enfants jouer, à une « petite école » déjà scolaire), les préparer au repérage des difficultés et à la diversité des publics ;
  • mettre en place des méthodes de suivi des compétences et des attitudes (et non de la seule acquisition des connaissances) et gérer la difficulté scolaire dans la classe et non au moyen du redoublement ou du seul soutien extérieur ;
  • mieux soutenir les parents (dialoguer avec des parents parfois illettrés ou parlant mal le français et pour qui le contact avec l’école n’est pas facile) en coordination avec les autres intervenants sociaux.

On donne souvent en exemple la Finlande, où les enseignants les plus expérimentés sont affectés aux publics les plus difficiles, de sorte qu’il y est avantageux, même pour un enfant « favorisé », d’être dans une classe d’éducation prioritaire. Ce pays a des performances excellentes au test PISA, notamment pour le premier décile. L’origine socioéconomique y conditionne beaucoup moins qu’ailleurs les résultats scolaires.


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La situation se dégrade dans le département. Le SNUippFSU encourage les collègues à signaler systématiquement les remplacements non effectués. Pour cela, remplir l’enquête en cliquant ICI.