Projet de mixité sociale : déclaration préalable du SNUipp-FSU 31 au CDEN du 11 janvier 2017

mercredi 11 janvier 2017
par  snu31
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Les inégalités sociales progressent dans notre pays. La France compte entre 5 et 8,8 millions de pauvres selon les données 2014 de l’Insee. Entre 2004 et 2014, ce nombre a augmenté de pratiquement un million. Ainsi, nous scolarisons 1,2 millions d’élèves vivant dans des familles touchées par la grande pauvreté.

La FSU soutient le principe de mixité scolaire, sociale et culturelle. Dans une société marquée par la montée des inégalités et le repli sur soi, c’est un projet ambitieux et indispensable mais qui ne peut relever de la seule expérimentation du Conseil Départemental. Il impacte par exemple la présence des services publics dans certains quartiers populaires.

Est-ce que l’école peut, à elle seule, effacer tout effet de cette évolution ? A la FSU, nous ne le pensons pas. La lutte contre les inégalités et leurs conséquences implique une mobilisation de toute la société. Quelle politique de la ville ? Quel aménagement du territoire ? Quelle politique de l’emploi ? Comment la préfecture ou la métropole toulousaine vont s’inscrire dans ce projet ? En effet, si l’école peut beaucoup, elle ne peut pas tout, et pas toute seule.

Le rapport du CNESCO de juin 2015 a mis en évidence les effets puissants et dévastateurs de la ségrégation sociale et scolaire sur les apprentissages des élèves en difficulté. L’absence de mixité sociale et scolaire est un puissant facteur de production d’inégalités et a également un impact négatif dans la construction des futurs citoyens, qu’ils soient issus de milieux socialement défavorisés ou plus aisés.

L’étude du CNESCO publiée dernièrement constate que les injustices progressent dans l’école française alors qu’à l’étranger des politiques efficaces ont été menées ces 15 dernières années. Si les inégalités scolaires n’ont pas reculé en 35 ans d’éducation prioritaire, le rapport n’en conclue pas qu’il faille abandonner ces politiques de compensation. Au contraire, l’une des causes de l’accroissement des inégalités sociales est la baisse de la discrimination positive porté par les dispositifs d’Education prioritaire.

Ce sont ces constats qui amènent la FSU à être favorable à la mise en œuvre d’une politique de mixité scolaire.

Puisque nous sommes en CDEN, la question de l’accompagnement de cette politique par l’Education Nationale se pose.

En effet, nous pensons qu’il ne suffit pas de diluer la difficulté scolaire pour la faire disparaître. L’immersion dans un milieu mixte ne suffit pas et le déplacement des élèves ne règle pas tout. Il y a donc des conditions et des moyens à réunir pour réussir à faire reculer les inégalités scolaires. La question de l’accompagnement de ce projet et des moyens est centrale et incontournable pour nous.

- Renforcer les moyens de l’éducation prioritaire

Nous tenons à rappeler que les futur-es élèves de 6° scolarisés dans des collèges favorisés auront déjà un vécu de 8 ou 9 années scolaires. Durant ces années, parfois décisives, les écarts scolaires se construisent. Il est donc important que les moyens REP + soient à minima maintenus dans les écoles et les collèges ....

Lire la déclaration dans son intégralité en PJ.

Le rapport du conseil départemental en PJ


Documents joints

Déclaration_CDEN_mixité_SNUipp_FSU
Déclaration_CDEN_mixité_SNUipp_FSU
Rapport_mixité_sociale_CD_31
Rapport_mixité_sociale_CD_31

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