Déclaration du SNUipp-FSU 31 Conseil de Formation du 23 février 2017

vendredi 24 février 2017
par  snu31
popularité : 2%

Qui dit formation continue de qualité, dit brigades de formation continue en nombre suffisant et bien organisées…

Nous ne reviendrons pas sur la totalité des dysfonctionnements déjà évoqués à maintes reprises dans diverses instances ainsi qu’en audience avec les collègues (collègue à remplacer inexistant sur l’école, brigades en doublons sur les mêmes remplacements, erreur de date, erreur d’adresse de l’école, importants retard d’ISRR, etc.). Il serait trop long d’en refaire la liste ici, qui, nous le précisons, n’est pas close et s’allonge encore au fil de l’eau, puisque tous les jours, les collègues BDFC et les écoles nous informent de nouveaux dysfonctionnements.

Mais commençons plutôt par une bonne nouvelle. Enfin le dialogue s’engage ! Les Brigades Formation Continue revendiquaient un interlocuteur. Et bien elles l’ont trouvé ! Dernièrement, un certain nombre a eu la chance de recevoir un courriel des services. Ce courriel leur demandait de justifier une série d’absences sous 5 jours (en pleine période de vacances), sous peine de se voir sanctionner d’un retrait de salaire. Le dialogue vous disait-on.

Il est vrai qu’il y avait urgence à rapidement communiquer avec ces personnels, cela pour éviter tout nouveau dysfonctionnement ! Urgence à faire justifier des absences déjà justifiées, urgence à faire justifier des absences de collègues pourtant en classe sur le poste indiqué par l’avis de suppléance de l’administration, urgence à faire justifier les absences de collègues sans remplacement et donc en poste sur leur école de rattachement, urgence à faire justifier les absences de collègues envoyé-es à près de 50km sur une école fantôme, urgence à faire justifier les absences dont les justificatifs n’avaient pas encore été saisis, urgence à adresser sept fois le même mail à une collègue qui répondra patiemment sept fois…. Urgence donc pour les justifications d’absences rocambolesques. Les élèves, eux, attendront, les collègues en temps de formation et les BDFC aussi. Quant aux ISRR, les personnels continueront de se déplacer à leurs frais…

Monsieur le Directeur Académie, les collègues BDFC sont mises à mal depuis des mois et sont à bout. Ils et elles sont venues l’exprimer lors du rassemblement du 18 janvier. Devrons-nous leur conseiller de se déplacer désormais accompagné d’un huissier ou un selfie devant la plaque de l’école fera-t-il l’affaire ? Imaginez-vous le temps consacré à tenter de démêler et régler toutes ces erreurs ? Vous ajoutez là une nouvelle tâche invisible…

Aujourd’hui, si nous pouvons aisément comprendre la perte de confiance dans l’administration, dans l’autre sens, nous vous demandons expressément, de votre côté de leur témoigner votre confiance. Nous vous le répétons, ces dysfonctionnements demeurent et perdurent (s’étendant maintenant à des demandes de justifications d’absence imaginaires). Les frais de déplacement engagés par les collègues parfois depuis septembre, ne sont toujours pas régularisés et les erreurs d’affectation continuent.

Cela devient plus que pesant, cela devient inadmissible, pour ces collègues, pour les écoles, pour la formation continue.

La formation continue, venons-y.

Nous avons réalisé une enquête auprès des collègues dont voici une synthèse :

La formation proposée cette année est jugée très insuffisante et les collègues se sont peu emparés du PDF. Plusieurs explications permettent d’expliquer cet état de fait :

  • ce PDF n’a pas été construit à partir des besoins des équipes et par conséquent il y a inadéquation entre l’offre de contenus et les besoins ;
  • la présentation du PDF a constitué un frein à la participation : règles d’attribution des modules non communiquées, dates de déroulement des dispositifs inconnues et moyens de remplacement non spécifiés pour certains d’entre eux ;
  • des regroupements de quelques heures à 2 journées sans garanties de remplacement au lieu de véritables stages permettant une prise de recul, l’analyse de pratiques et une réflexion approfondie sur les problématiques du métier.
  • plusieurs années de formation continue inexistante sur le département qui ont entraîné une parte de l’usage de l’inscription au PDF.

Les besoins des collègues :

Sur la forme, les collègues souhaitent des stages de plus d’une semaine. Sur le fond, ils sont favorables à des interventions venant de la recherche et/ou des mouvements pédagogiques. Leurs attentes se portent vers des apports théoriques en lien avec les recherches actuelles mais aussi vers des temps de travail et d’échanges pour construire des outils et faire évoluer leurs pratiques. Nous voyons donc, que, malgré tous les effets d’annonce, avec tous les PowerPoint et graphiques sensés emballer un plan de formation tout pimpant, nous sommes très loin du compte….

Le SNUipp-FSU 31 tient à rappeler ici qu’enseigner est un métier qui s’apprend et qui se réfléchit tout au long de sa carrière. La formation continue est un droit des personnels, mais aussi une nécessité si l’on veut réellement transformer l’école.

Pour le SNUipp-FSU 31, le PDF 2016-2017 relève davantage de l’information discontinue que d’une réelle formation continue, celle dont l’école et la profession ont besoin pour faire réussir tous les élèves. C’est pourquoi, nous ne pouvons que vous encourager à être à l’écoute des collègues.

Et pour vous aider à résoudre les deux problèmes évoqués ci-dessus (gestion des remplacements et adéquation avec les besoins des personnels), nous avons une piste :

Cessez de saupoudrer le département de quelques heures de regroupements de formation. Proposez de véritables stages de plusieurs semaines avec un contenu de fond, réclamé par les collègues et permettant de faire évoluer nos pratiques…

Stages longs = moins de gestion de BDFC (moins d’erreurs ?) = plus de véritable formation…

Sur la formation CAPASH

Dans notre département, les RASED ont été supprimés massivement. Malgré la priorité donnée par la ministre à la création de postes RASED (discours aux recteurs du 7 février 2017), aucun départ en formation CAPASH n’est prévu cette année, comme les années précédentes. Le vivier E et G a ainsi été volontairement tari malgré les alertes du SNUipp. Dans notre département, il n’y a eu aucune volonté de reconstruire les RASED dont l’action est pourtant indispensable dans les écoles. Et pour finir d’achever un dispositif plébiscité par toutes et tous , 5 postes de maîtres G sont fermés sur le département dont un sur le secteur de la Reynerie, au Mirail en Réseau d’Education Prioritaire renforcé.

Pourtant certains départements ont fait d’autres choix comme à Paris : des départs sont prévus dans toutes les options dont 16 E et 4 G.

Sur le CAPPEI

Le temps de certification est réduit, passant de 400h à 300h. Les 100h de modules d’initiative nationale (MIN) post certification, sans caractère obligatoire et sans garantie d’effectivité, ne permettront pas de compenser la réduction de la formation initiale. Les missions des enseignements adaptés sont réorientées au profit de missions tournées exclusivement vers l’inclusion et le handicap, au détriment des élèves en grande difficulté scolaire et de la prévention. Les exigences et la qualité de la certification sont revues à la baisse : cette certification ne prend plus en compte la nécessité d’un mémoire professionnel et aura notamment une épreuve orientée uniquement sur la capacité du candidat à être une personne ressource de l’école inclusive.

Nous avons exprimé les principes et fondements nécessaires pour la mise en œuvre d’une réforme sur la formation spécialisée.

• La nécessité d’un volume horaire conséquent de 750h sur deux ans.

• La nécessité de prendre en compte toutes les spécificités de prise en charge de tous les élèves.

En l’état le projet du ministère n’est pas à la hauteur des exigences professionnelles des enseignements adapté et spécialisés. Le SNUipp-FSU s’oppose au projet de réforme de la formation des enseignants spécialisés

Formation initiale et PES

Le SNUipp-FSU a consulté les PES du département. Leur charge de travail, nous le disons depuis 3 ans, est bien trop importante en raison du mi-temps en responsabilité qui les place en difficulté par rapport aux exigences de formation. 24 h de cours sur 3 jours à l’ESPE, puis le mi-temps de classe à assumer avec toutes les obligations de service d’un PE lambda : cette alternance est ingérable. Ces conditions de formation et de travail dégradées entraînent des situations de souffrance comme en témoignent les remontées des conseils d’école des ESPE, des CHSCT ou encore les nombreux arrêts maladie depuis la rentrée. Le temps de service excessif pour les stagiaires est incompatible avec une formation de qualité en lien avec la recherche. Les stagiaires, happés par la classe à mi-temps, développent une conception utilitariste de la formation et ne peuvent s’approprier les contenus. Le SNUipp-FSU rappelle sa revendication d’un stage en responsabilité à 1/3 temps pour l’année de PES ainsi que des moyens suffisants affectés pour la formation des enseignants.

D’après les nombreux retours des stagiaires, la formation à l’ESPE est jugée insatisfaisante. L’éloignement entre les contenus de formation et la réalité de la classe est pointé très majoritairement. De plus, si pour le SNUipp, le suivi des stagiaires doit être assuré dans une logique de formation et non d’évaluation, il reste encore du chemin à parcourir pour l’ESPE…

Il y a donc vraiment urgence à prendre en compte les difficultés des PES et à proposer des contenus répondant à l’urgence du terrain et à leurs besoins immédiats. Pour améliorer l’articulation entre formation et stage, le SNUipp-FSU 31 demande à l’ESPE de s’appuyer sur les difficultés recensées par les PEMF. Pour cela, nous souhaitons un renforcement de l’intervention des PEMF au sein des ESPE ainsi que la mise en place d’espaces de collaboration entre PESPE et PEMF.

Nous souhaitons également une harmonisation des demandes des tuteurs (référentiel de formation) en termes d’attentes et d’exigences avec une progression périodique afin de traiter équitablement les PES. De même, les conditions de suivi et d’accompagnement doivent être précisées par écrit dès le début de l’année, idem pour les procédures d’aide.

Pour toutes ces raisons, le SNUipp-FSU demande la mise en place rapide d’un groupe de travail chargé de réfléchir à de nouvelles modalités de stage pour les PES.

Droit Individuel de Formation

Plusieurs collègues nous ont alerté de retours de l’administration indiquant la suspension du dispositif. Cela alors que la circulaire 2017-2018 a été publiée par la Rectrice.

Le CPF (Compte Personnel de Formation) va remplacer le DIF. Les décrets et la circulaire d’application ne sont pas encore sortis et rien ne garantit qu’il sera opérationnel pour l’année prochaine.

Pour le SNUipp-FSU 31, il n’est pas possible que cette transition entraîne une année blanche pour ce droit des personnels. Comment sera donc gérée cette transition ?


Agenda

<<

2018

 

<<

Novembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2930311234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293012
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois