Conseil de formation : Allo, vous nous entendez ?

mercredi 5 juillet 2017
par  snu31
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Déclaration liminaire du SNUipp-FSU 31 – Conseil de Formation du 4 juillet 2067

ALLO, VOUS NOUS ENTENDEZ ?

En février dernier, nous sortions du précédent conseil de formation assez déconcertés. Qu’y faisions-nous ? Quel était notre rôle ? Quelle prise en compte de notre parole, donc de celle des collègues ?

Le titre et la conclusion de notre compte-rendu (que vous avez certainement lu) étaient alors éloquents : « Un conseil de formation pour s’écouter ou pour écouter les collègues ? » (le titre sous forme interrogative). Un conseil où on s’écoute plus qu’on écoute les collègues… ( la conclusion, sous forme affirmative).

Bien que le statu quo faciliterait notre travail de rédaction, nous espérons pouvoir changer de titre et de conclusion à la suite de ce conseil, tardif dans l’année et dont l’ordre du jour reste entouré de mystère comme l’absence de documents de travail. Peut-être est-ce pour nous faire une bonne surprise !

Alors, nous allons faire comme-ci. Nous allons rappeler deux, trois choses, qui si elles étaient prises en compte seraient enfin une bonne nouvelle pour les collègues, pour les élèves et pour l’Ecole, en cette fin d’année où la maltraitance et le manque de concertation n’ont épargnés les enseignants du département ( temps complets à marche forcée, suppression des PDMQDC, entre autres…).

D’abord, nous le disions il y a quelques mois, les collègues veulent pouvoir s’investir dans de vrais stages. Retrouvons la semaine comme unité de mesure et abandonnons les heures ou ½ journées. (Vous verrez que cela fera écho avec ce que constatent nos tous jeunes collègues pour la formation initiale).

Et dans ces stages où l’on pourra prendre du temps, ils plébiscitent les apports théoriques en lien avec les recherches actuelles mais aussi des temps de travail et d’échanges pour construire des outils et faire évoluer leurs pratiques.

Evitez-nous la réponse cousue de fil blanc, déjà entendue dans plusieurs instances : « Ce n’est pas comme avant, du temps de l’École Normale, où les élèves maîtres effectuaient de longs stages en responsabilité dans les écoles et libéraient ainsi les collègues qui pouvaient partir en formation pendant plusieurs semaines… »

Evitez-nous cela. D’abord, parce que la disparition d’une formation initiale respectueuse des stagiaires ne nous incombe pas, et ensuite, parce que cette fumeuse réponse est balayée par les chiffres et leur démonstration :

Vous nous avez annoncé 12019 journées stagiaires dans le PDF 2016/2017.

Divisé par 4,5 (nb de jours de classe dans une semaine), on obtient le résultat de 2670, 88 semaines !

Ce qui correspond à 1335 stages de 2 semaines, ou même 890 stages de 3 semaines… De quoi faire autrement non ?

Même dans votre cadre contraint, une autre formation continue est possible.

En est-il de même pour la formation initiale ?

Nous y venons :

En plus des conditions très dégradées d’entrée dans le métier que nous dénonçons pour la troisième année consécutive, nous tenons d’abord à souligner que cette année la question des supports de stage des futur-es PES a été particulièrement mal gérée. Nous en venons à avoir de mauvaises pensées et à soupçonner que la non-communication de cette liste, que nous réclamons depuis des semaines, est volontaire. Jusqu’à 5 stagiaires dans une même école, des supports en REP ou sur des écoles dont on connaît les difficultés. Les alertes de collègues sur la difficulté du public et le danger de multiplier les postes berceaux dans leur école, balayées.

Aucune concertation, aucune écoute des collègues et de leurs délégué-es.

Mais par contre des prescriptions aux équipes et aux binômes qui partageront leur service avec un PES… On aurait pu accompagner ces équipes pour les sensibiliser à l’accueil d’un-e stagiaire ou encore prévoir une journée inscrite au PAF par période pour renforcer le lien titulaire-PES.

On ajoute à cela que les lauréats au CRPE ont navigué à vue, sans que leur soit communiqués les niveaux de classe pour leur choix d’affectation. Problématique pré-entrée dans le métier.

Sur la formation initiale. D’après le DASEN, lors de la réunion des directeurs et directrices de REP+, nous, les représentants syndicaux, ne savons pas ce qui se passe dans les écoles. Nous avons perdu pied et nous sommes éloignés du terrain. Nous ne ferons pas ici la facile démonstration inverse, mais vous proposons d’écouter le terrain en direct, sans les filtres maléfiques des méchant-es délégué-es du personnel. Ecoutez, cette fois, et prenez en compte ce qui est dit.

Mais avant ceci, laissez-nous vous citer la conclusion de la lettre envoyée aux directrices et directeurs d’école accueillant des PES et qui démontre clairement une bonne compréhension du terrain…

« Nous savons pouvoir compter sur la responsabilité professionnelle de chacun et sur l’engagement de tous, pour permettre aux professeurs stagiaires de vivre sereinement leur première expérience d’enseignement, au cours d’une année de stage féconde, stimulante, épanouissante, propre à leur donner confiance, et à conforter leur aspiration à réussir dans ce passionnant métier qu’ils ont choisi.”

La lettre des PES en PJ...


Documents joints

Lettre ouverte PES
Lettre ouverte PES

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