Introduction du SNUipp FSU 31 à l’intervention de Choukri Benayed.

mercredi 11 avril 2018
par  snu31
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Si il est un constat qui malheureusement fera accord entre nous, c’est que les inégalités sociales progressent dans notre pays. Ainsi, nous scolarisons 1,2 millions d’élèves vivant dans des familles touchées par la grande pauvreté.

Avec ces inégalités sociales, progressent également les inégalités scolaires. La France est championne des championnes des inégalités dans une série d’études, de PISA à PIRLS.

Notre école primaire souffre d’un manque flagrant d’investissement.

La part du PIB consacrée au primaire est inférieure de 15% à la moyenne des pays de l’OCDE et même de 30% si l’on prend la moyenne des 11 pays comparables à la France. Ce sous investissement représente 6 milliards d’€. Avec cette belle somme, on peut en faire des choses : Réduire les effectifs, former les enseignant-es, réinstaller et développer les RASED, développer les PDMQDC vers le "3 PE pour 2 classes", Renforcer les moyens en Education prioritaire, etc.

Pour autant, dans la société telle qu’elle est organisée, organisation que nous contestons et combattons, de véritables ghettos enferment et contraignent tout un pan de la population à rester dans les endroits où se cumulent toutes les difficultés, sociales, économiques et scolaires.

Nous sommes convaincus de la nécessaire remise en question de cette ségrégation, notamment à travers les politiques territoriales, les politiques de l’emploi, les développement des services publics, et même une véritable répartition des richesses...

Pour autant, en attendant cette remise en question de la société inégalitaire telle qu’elle est nous devons nous saisir de toutes les opportunités, de tous les leviers pour permettre une réussite plus partagée.

Le "donner plus à ceux qui ont moins", célèbre slogan de la mise en place des politiques d’éducations prioritaires est un de ces leviers. Au delà de l’affichage, et malgré quelques avancés, il reste néanmoins très en dessous des objectifs et des possibilités. On s’aperçoit rapidement que l’EP n’est pas si surinvesti que cela, bien au contraire, l’une des causes de l’accroissement des inégalités sociales est la baisse de la discrimination positive porté par les dispositifs d’Éducation prioritaire selon le CNESCO.

Et puis il y a un autre écueil. L’accumulation des difficultés peut arriver à un tel niveau que les mesures quantitatives que nous revendiquons (baisse des effectifs, temps de formations, temps de travail en équipes, et autres moyens etc...) en deviennent quasiment sans effet, ou du moins loin des effets espérés.

Se produit alors un phénomène aggravant, avec le contournement de ces établissements identifiés difficiles par les familles. Les familles qui le veulent et le peuvent, souvent les moins en difficulté. S’amplifie alors une sorte de sur ghettoïsation.

Il nous semble, que pour contrer ce phénomène nous devons être attentif à tout ce qui favorisera la mixité scolaire. Un autre levier de réussite. Mixité forcément plaquée et artificielle puisque dans une société inégalitaire mais dont les bienfaits sont reconnus, au niveau du climat scolaire, au niveau du vivre ensemble, des interactions et au niveau des apprentissages.

Divers dispositifs commencent à se mettre en place, avec une volonté politique plus ou moins poussée et aboutie. Ces politiques doivent bien sûr être accompagnée et renforcée par l’Éducation Nationale :

  • renforcer les moyens de l’Éducation Prioritaire avec des rased, des PDMQDC, etc
  • Abaisser le nombre d’élèves par classe
  • Former les enseignants
  • Permettre des organisations pédagogiques variées
  • Mettre en place une aide aux devoirs
  • Accompagner les parents dans leur relation avec les écoles et les collèges

Accompagner et renforcée par l’Éducation Nationale, donc, et on l’ara compris, de n’est pas gagné, et nous aurons encore des batailles à venir.

En attendant, essayons un peu de nous pencher sur les enjeux de la mixité, ici et ailleurs, avec Choukri Benayed, Professeur de sociologie à l’Université de Limoges dont les recherches portent sur : les Inégalités d’accès aux savoirs et disparités territoriales d’éducation, les ségrégations urbaines et scolaires, les relations éducation et territoire, les classes populaires : mobilisations et trajectoires scolaires, les politiques éducatives et transformations ...

De quoi faire donc...


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