TRS : La Discrimination faite aux temps partiels...

dimanche 26 juillet 2020
par  snu31
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Rappel :

Jusqu’à maintenant, les collègues TRS à temps partiel participaient comme les autres à la phase d’affectation. Elles/Ils pouvaient donc postuler à tous les postes en "barrant" des fractions pour obtenir leur quotité de temps partiel.

Depuis cette année, de fortes restrictions leurs sont appliquées. Elles/ils ne peuvent postuler que sur des regroupements correspondant à leur quotité.

Dès le départ, nous avons bataillé sur cette discrimination et interpelé l’administration. Ce n’est pas suffisant, mais nous avons obtenu que les regroupements contenant une fraction TR puissent être demandés si la suppression de la fraction "TR" dégageait un regroupement correspondant à la quotité du collègue.

Nous continuons à dénoncer cette discrimination, qui pénalise une catégorie de collègues, et plus particulièrement les femmes qui sont les principales demandeuses de temps partiels. Ci-dessous, un échange de mails entre les délégué.e.s du SNUipp-FSU31 et l’administration.

Merci de nous faire remonter toute situation qui voit cette discrimination pénaliser un.e collègue à temps partiel.

L’échange de mails :

Mail du SNUipp-FSU 31 le 15 juillet au DASEN et au secrétaire général

Messieurs,

Nous nous permettons de vous transférer ci-dessous le mail d’une collègue qui illustre tout à fait la discrimination faite aux personnels TRS à temps partiel. La nouvelle règle de cette année crée une inégalité flagrante d’accès aux postes proposés en raison de la quotité d’exercice, que ce soit sur du temps partiel de droit ou bien sur autorisation ( y compris pour raisons médicales).

Il est incompréhensible que ces collègues soient mis en difficulté et perdent tous leurs droits sur cette procédure d’affectation. Le principe d’égalité ne peut être rompu.

Nous vous demandons donc de modifier cette règle afin de revenir à la procédure appliquée les années précédentes à savoir : tou.te.s les TRS postulaient sur un poste à 100% et ils et elles barraient la ou les fractions des postes en trop par rapport à leur quotité de travail. Les fractions restantes permettaient de constituer de nouveaux postes de TRS.

Nous vous remercions pour votre écoute.

Cordialement,

Les représentant.es du personnel du SNUipp-FSU 31

Suite aux affectations de TRS, nouvelle adresse le 24 juillet

Nous continuons de contester la discrimination dont sont victimes les enseignantes ( femmes !) en raison de leur exercice à temps partiel. Il y avait la possibilité de faire autrement comme les autres années. Ce choix politique est un très mauvais signal envoyé à notre profession féminisée.

Réponse de l’administration le 24 juillet

Pour les propos que vous portez sur une éventuelle discrimination envers les femmes sur la prise en compte des temps partiels ceux-ci sont inappropriés et peu séants. En effet quels que soient les personnels à temps partiel ils se sont vu appliquer la même règle, femmes ou hommes, qui, je le rappelle, ont tous formulé, en toute liberté une demande de temps partiel,en le cas évoqué, acceptée par le service. In fine l’intérêt du service à prévalu sur une base strictement égalitaire de traitement sans discrimination.

Réponse du SNUipp-FSU 31 le 26 juillet

Concernant la discrimination nouvellement appliquée aux collègues à temps partiel, nous continuons à la contester, et nous continuons à dire qu’elle concerne encore plus les femmes, voire à quelques cas près, exclusivement les femmes, puisque ce sont elles qui, dans un schéma de société qui reste inégalitaire et discriminatoire, "prennent" très majoritairement les temps partiels. Même si l’intention première n’est pas de les pénaliser, les effets de "l’intérêt du service" n’ont pas été anticipés et certainement pas sous l’angle "des femmes". Comme vous nous le rappelez, ces personnels ont fait un choix libre, mais en raison de contraintes bien particulières, afin de pouvoir concilier leur vie professionnelle et personnelle, et tout cela dans l’intérêt, aussi, des élèves, pour mener à bien leurs missions. Rappelons également qu’ils et elles renoncent à une partie de leur salaire voire de leur future pension dans le cas du temps partiel sur autorisation.

Plus généralement, en s’écartant de cette préoccupation qui pour nous reste essentielle, il est fait peu de cas de l’ensemble des collègues à temps partiel et des raisons qui ont motivées leurs demandes : pour élever un enfant de moins de 3 ans, pour donner des soins à un conjoint ou un ascendant malade, pour donner des soins à un enfant handicapé, pour un handicap reconnu, pour raisons médicales etc... Ces collègues, bien souvent les plus fragiles, devraient-elles/ils être pénalisé.e.s ou protégé.e.s par l’institution ?

Nous sommes donc bien là sur des questions politiques de gestion du personnel sur lesquelles nous interpelons le DASEN. D’autant plus que cette nouvelle règle qui n’existait pas l’an dernier relève de sa responsabilité.


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