Courriel AVS-EVS n°14

vendredi 1er avril 2011
par  snu31
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Sommaire : Rassemblement 13 avril - Mobilisation Le Barry Muret - Protocole Précarité - Prud’hommes, en avant ! - Contre l’extrême droite.

EVS-AVS en CUI : des annonces et sur le terrain une situation qui ne cesse de se dégrader !

Avant les vacances d’hiver, Chatel annonçait le rétablissement du nombre d’EVS à son niveau initial pour la rentrée 2011-2012. On en est bien loin sur le département. Nous voulons interroger l’administration sur les conditions de la mise en œuvre de ces annonces.
Par ailleurs, de plus en plus de collègues en contrats CUI se voient refuser le renouvellement de leurs conventions au bout de 6 ou 12 mois ! Nous devons interpeler l’administration sur cette question. Les prises en charge des élèves sont fragilisées, les équipes sont déstabilisées et les personnels dits en « insertion » placés dans une précarité scandaleuse !

Nous appelons les personnels à se rassembler

Mercredi 13 avril à 14 heures devant l’IA

Rassemblement à l’appel du SNUipp-FSU, du SE-UNSA, de la FCPE 31.
Une audience à l’IA est demandée.

Mobilisation réussie à l’école Le Barry de Muret

L’école Le Barry à Muret tient à son Aide Administrative. Grâce à la mobilisation de tous, personnels et parents, notre collègue a obtenu le renouvellement de sa convention pour 6 mois.
Malgré le fait qu’elle n’avait que 12 mois d’ancienneté et qu’elle ait effectué son stage d’immersion de 80 heures, l’administration lui avait envoyé la lettre suivante : « Votre contrat arrive à son terme le 31 mars. J’espère que les compétences que vous avez acquises, et dont vous a fait bénéficier le système éducatif, pourront faciliter votre insertion professionnelle future ».
Quelle chance d’avoir un employeur si attentif, si on ne se retenait pas, on lui baiserait les pieds !
Sauf que rien n’empêchait l’éducation nationale de prolonger le CAE-CUI. Il a fallu la détermination de notre collègue et la solidarité des enseignants et des parents d’élèves de l’école pour obtenir le renouvellement pour 6 mois de la convention. La délégation à l’Inspection Académique s’est entendue dire qu’il aurait eu lieu de toute façon. Sauf que un certain nombre de cas démontre le contraire, et si c’est vrai, les services ont un sérieux problème de communication avec les personnels (voir la lettre citée).
Le SNUipp 31 adresse ses plus chaleureuses félicitations à toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés dans cette action.

Dans la période, d’autres mobilisations, sous des formes diverses, ont eu lieu dans plusieurs écoles pour demander le maintien des personnels, notamment à Noë, à l’Union, à Beauzelle...

Protocole sur la précarité dans les trois fonctions publiques.

Depuis trois mois, le gouvernement négocie avec les organisations syndicales sur un protocole de « résorption » de la précarité dans les trois fonctions publiques (872 000 personnes). La FSU a fortement insisté pour demander l’intégration des emplois aidés (donc les CAE-CUI) dans la discussion, ce qui a été refusé par Georges Tron, Ministre de la Fonction publique.
7 réunions se sont tenues et ont permis aux organisations syndicales d’obtenir certaines avancées : abandon de l’extension du contrat de mission, élargissement des ayants droits, pas de contrats « pour besoin de service » pourvoyant des besoins permanents dans les catégories B et C, un meilleur encadrement du recours aux contrats.
Malgré ces avancées, et après un débat approfondi, la FSU a décidé de ne pas signer le protocole avec le gouvernement. Plusieurs questions posent problème. D’abord, le volume des titularisations est très loin du total des précaires dans les trois fonctions publiques et chacun connait la politique de réduction de l’emploi public et de non remplacement menée par le gouvernement. L’autre question porte sur la place du contrat (le CDI notamment) et du statut dans une période de casse du service public. Il y a donc un risque énorme de pérennisation de deux voies de recrutement et de gestion du personnel, et d’une évolution à la France Télécom.
Enfin, Le moins que l’on puisse dire est que ce gouvernement n’a pas montré un grand sens du dialogue social durant le quinquennat (voir l’épisode des retraites) et cela doit nous inciter à la prudence.
Au final, nous continuons à penser qu’il faut un véritable plan de recrutement de personnels sous statut pour assurer l’ensemble des missions du Service public.

Prud’hommes : c’est parti !

Une dizaines de collègues se sont réunies mercredi 30 mars dans nos locaux pour finaliser la constitution des dossiers. Si d’autres collègues sont intéressé-e-s, contactez-nous rapidement. (05 61 43 60 62)

Les éducateurs contre les thèses de l’extrême-droite

Communiqué commun des Fédérations de l’Education nationale SGEN / UNSA / FSU / FERC

Personnels de l’éducation, nous enseignons la coopération et l’échange ; nous travaillons pour l’éducation et l’émancipation de tous les jeunes. C’est pourquoi nous ne pouvons rester passifs face à la montée des thèses de l’extrême-droite.

Ces thèses n’ont pas leur place à l’École. L’extrême-droite est porteuse de haine et n’a de cesse d’user des amalgames inacceptables comme celui de l’immigration et de l’insécurité. Elle s’appuie sur les conséquences de la crise économique et sociale qui creuse les inégalités et accroît les injustices sociales pour désigner des boucs émissaires et dresser les citoyens les uns contre les autres. Elle met ainsi en péril la cohésion de la société. Repli sur soi et refus de l’autre et de ses différences, négation du progrès individuel ou collectif, résistance aux mouvements d’émancipation des femmes et des luttes contres les discriminations n’ont pas leur place dans l’École que, jour après jour, nous voulons bâtir.

L’extrême-droite bafoue les valeurs républicaines, l’égalité et le « vivre ensemble », méprise la fraternité. Par sa proximité avec des courants religieux intégristes, par son histoire hostile à la République, elle a constamment combattu la laïcité qu’elle cherche à instrumentaliser dans son combat raciste. Les villes dirigées par l’extrême-droite ont été des « laboratoires » où ont été appliquées des politiques de stigmatisation, de division, de haine contre des populations mais aussi contre la liberté culturelle.

Éducateurs, nous faisons vivre au quotidien les valeurs républicaines ; syndicalistes, notre combat est animé par les valeurs de solidarité et de justice sociale. Ces valeurs sont incompatibles avec les thèses d’extrême droite incarnées en particulier par le Front National. Comme éducateurs, comme syndicalistes, comme défenseurs intransigeants d’un service public laïque d’éducation ouvert à tous, nous entendons nous y opposer avec la plus grande détermination.


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