Sur le Web, ces 25 derniers jours

lundi 24 avril 2017

  • Dégradation des locaux de la CFDT : la FSU condamne

    La FSU condamne vivement la dégradation du siège de la CFDT qui a eu lieu dans la nuit du 23 avril.

    Le mouvement syndical est divers. Le respect de chacune des organisations syndicales, de ses sensibilités et de ses choix est essentiel.

    Il s'agit d'un principe démocratique fondamental.

    La FSU exprime sa solidarité avec la CFDT et ses militants.


  • Élections présidentielles : pas une voix pour le Front national !

    Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle indiquent que la représentante du Front national est qualifiée pour le second tour.

    La FSU considère avec une extrême gravité la montée de l'extrême droite dans notre pays.
    Depuis des années, la FSU prend une part active pour la combattre. .Elle s'est encore récemment adressée à toutes et tous les agent-es de la Fonction publique pour les alerter sur la dangerosité du Front national pour notre démocratie.

    Une arrivée au pouvoir du Front national est inenvisageable pour la FSU.
    Outre les replis nationalistes, les discours de haine et de racisme, le programme du Front National est contraire aux objectifs et valeurs de solidarité, justice sociale, égalité et de paix que porte la FSU. Compte tenu des pouvoirs octroyés au président de la Vème République, la prise de pouvoir du Front national serait une catastrophe pour notre pays : préférence nationale et racisme d'État aggraveraient encore les fractures de notre société. Les plus fragiles de nos concitoyens seraient les plus touchés. La FSU ne peut l'envisager.

    Contrairement à un affichage anti-système, là où il est en responsabilité, le Front national déploie une organisation clientéliste et discriminatoire. Il dit parler « au nom du peuple » et des « petits », mais brise les solidarités en s'attaquant par exemple au milieu associatif et culturel. Pour réduire les impôts, il fragilise le service public. Et il n'hésite pas à exercer des pressions sur les agent-es, en utilisant honteusement les réseaux sociaux comme moyen d'intimidation.

    Mais lutter contre les idées d'extrême droite implique de lutter contre les inégalités et les injustices, les politiques libérales en œuvre qui font le lit de l'extrême-droite depuis des années. Il s'agit de les combattre et de faire avancer nos revendications.

    Continuer sur la voie des politiques libérales ne fera qu'aggraver le chômage et la précarité, fragiliser les services publics et la protection sociale, amenuiser l'égalité de toutes et tous face aux droits élémentaires, renforcer les inégalités sociales...

    La FSU porte et continue de porter des propositions alternatives pour une société plus juste et plus solidaire : partage du temps de travail, autre répartition des richesses et réforme fiscale, mesures pour une transition écologique pour préparer l'avenir, renforcement des services publics et de la protection sociale pour lutter contre les inégalités, réussite scolaire et élévation d'un niveau de qualification pour tous les jeunes … Elle les portera également lors de la campagne des élections législatives et au-delà.

    C'est cette orientation qu'elle continuera de porter et de défendre avec les personnels. Elle construira, chaque fois que nécessaire, avec les salariés, les mobilisations dans l'unité la plus large.

    La FSU s'y emploie dès aujourd'hui en appelant à faire du 1er mai un grand rassemblement revendicatif, dans l'unité la plus large, pour une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire, et pour dénoncer l'idéologie du Front National présent au second tour des élections.

    Le vote Front national n'est pas la solution pour répondre aux crises et difficultés que connaît notre société.Nous sommes toutes et tous concerné-es. Pas de vote pour le Front national !


vendredi 21 avril 2017

  • Droits des enfants Roms : les pouvoirs publics français font fi de leur condamnation
    Dix associations et syndicats, dont le SNUipp-FSU, poursuivent leur action collective en faveur des droits des enfants Roms en mettant en ligne les vidéos du tribunal d'opinion de juin 2015.

  • Droits des enfants Roms : les pouvoirs publics français font fi de leur condamnation
    Dix associations et syndicats, dont le SNUipp-FSU, poursuivent leur action collective en faveur des droits des enfants Roms en mettant en ligne les vidéos du tribunal d'opinion de juin 2015.

  • Attentat à Paris le 20 avril

    La FSU exprime sa solidarité avec les policiers, après la fusillade qui a eu lieu hier sur les Champs Élysées à Paris dont ils ont été la cible.

    Elle présente ses condoléances à la famille de la victime et à ses proches et son soutien à tous les blessés.

    Chacun des attentats, où qu'il ait lieu dans le monde, est une menace pour la démocratie. Il vise à diviser et fragiliser la société.

    La FSU ne cessera de faire vivre et rappeler son attachement à défendre la solidarité, la fraternité et la liberté, valeurs essentielles qui fondent le vivre-ensemble et la démocratie.


jeudi 20 avril 2017

  • Lu au BO n°16 du 20 avril 2017
    Bourses et aides aux étudiants ; Instruction dans la famille ; Exigence de la sécurité dans les activités physiques de pleine nature ; Diplôme de compétence en langues.

mercredi 19 avril 2017

mardi 18 avril 2017

  • Analyses de la FSU sur le rapport Descamps-Crosnier : de fortes inégalités entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique

    Le rapport est consultable ici : [http://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/publications/rapports-missionnes/Rapport-La-force-de-l-egalite.pdf]

    La FSU est intervenue lors d'une réunion présidée par la Ministre de la Fonction Publique suite à la remise du rapport sur les inégalités de rémunération et de parcours professionnel entre les femmes et les hommes dans la Fonction Publique par la députée Descamps-Crosnier. Ce rapport fait le constat de la persistance de nombreux phénomènes de discrimination alors que le Protocole d'Accord Egalité Professionnelle, signé par tous les employeurs et les organisations syndicales représentatives, fête bientôt ses quatre ans.

    La FSU s'est félicitée de la publication de ce rapport concernant l'égalité professionnelle dans la Fonction Publique qui pointe les difficultés à y supprimer les inégalités salariales, de pension et de déroulement de carrière que l'on constate dans les trois versants de la fonction publique et qui aujourd'hui perdurent. Un tel rapport se veut d'autant plus nécessaire qu' information et formation sur le sujet font encore énormément défaut et que de nombreux agents et agentes n'en n'ont pas connaissance ou les sous-estiment.

    Les femmes, 62% de l'ensemble des agents publics, ont des rémunérations moyennes inférieures de 19% à celles des hommes. Les femmes sont plus nombreuses sur des emplois de contractuels, elles connaissent des interruptions de carrière qui empêchent les promotions dans les mêmes conditions que les hommes, elles sont employées dans des filières moins bien rémunérées à qualification égale (travail social par exemple), elles ont moins de primes et d'heures supplémentaires et sont moins recrutées sur les postes à responsabilité du fait d'une articulation vie professionnelle – vie personnelle plus difficile à concilier pour elles. Leurs pensions sont moins élevées du fait de carrières antérieures moins favorables, et cette situation s'aggravera fortement suite à la suppression de la bonification pour enfant né après 2004 et qui produira ses pleins effets négatifs pour les femmes fonctionnaires qui partiront à partir des années 2020.

    Ce rapport définit 55 recommandations dont les effets concernent les agents de la fonction publique, leur gestion , leur formation, leur rémunération et leurs droits en général pour tendre vers plus d'égalité.

    Aucune mesure ne peut se faire sans moyen spécifique, ni sans la volonté des employeurs ou des chefs de service, c'est aussi le financement qui a manqué pour la mise en œuvre concrète des guides, circulaires, décrets ou lois publiés depuis. Ce qui manque encore aujourd'hui c'est le fait que même si le sujet est reconnu important pour beaucoup, il n'est pas prioritaire et souvent relégué à la fin des débats (quand le sujet est traité par les chefs de service ou les responsables de la gestion dans les comités techniques) ou encore abordé de manière superficielle, pour faire de l'affichage : il en va ainsi de la labellisation (mesure 43). Pour la FSU, le meilleur label sera la diminution de certains écarts constatés de salaire, de prime, de nomination, de vitesse d'avancement et une meilleure mixité des métiers plutôt qu'une démarche qui vise plus à communiquer qu'à agir et qui élargit les problèmes d'inégalités à d'autres que celles qui concernent les hommes et les femmes : il est important que le sujet ne soit pas dilué même s'il est nécessaire de combattre toutes les formes d'inégalités.
    Les mesures contraignantes concernant les nominations équilibrées dans la haute fonction publique ont été mesurables et ont respecté les objectifs fixés par la loi (avec contrainte financière il est vrai en cas de non-conformité). Mais c'est précisément un reproche qu'on peut faire à la politique suivie en matière d'égalité femmes hommes que de se cantonner souvent à la haute fonction publique.
    Si bien sûr des ministères, certains employeurs d'établissements publics ou territoriaux affichent cette volonté d'égalité de traitement et de carrière et y oeuvrent, la déclinaison au niveau local tarde à se mettre en œuvre.

    Quelques analyses dans le détail des mesures sur les quatre axes de travail proposés dans le rapport :

    I sur le plan d'action à partir de statistiques : la loi existe mais n'est pas respectée et ne concerne pas les petites structures
    "-" nous sommes en accord avec la recommandation de produire des statistiques exploitables, affinées et complétées par des suivis de cohorte (Mesure 1) y compris dans les collectivité de petite taille.
    "-" créer des plans d'action par versant de la Fonction Publique est une proposition très intéressante mais qui nécessite surtout après d'être déclinée au niveau local. C'est à ce niveau là que les promotions se font, que les nominations sur certains postes sont décidées...
    "-" le bilan obligatoire devant le CT des avancements de grade ou d'échelon (mesure 27) va aussi dans le bon sens mais ces mesures se heurtent à l'absence de volonté nette de certains employeurs
    "-" En revanche, la mesure 9 qui demande aux employeurs de justifier l'absence de statistiques sexuées ne va pas dans le bon sens. Les employeurs qui ne les fournissent pas ont de « bonnes raisons » : pas les personnels, pas les outils, incapacité des services à produire ces statistiques, et cela n'est pas acceptable. (à noter que les données fournies aux délégués du personnel sous certains formats (image) les empêchent de faire le travail lorsque les tableaux d'avancement leur sont fournis. Il s'agit bien d'en faire une obligation respectée par tous).

    II Métiers revalorisés, mobilité facilitée
    La revalorisation de métiers ou de filières féminines (mesure 3-50-51-52) : mesure prioritaire et incontournable pour la FSU mais quelle mise en œuvre ? Quel calendrier ? Ces écarts de salaires ont pour effet de renforcer les inégalités existantes et à qualification ou diplôme égal, à travail de valeur égale, le traitement indiciaire comme les primes et indemnités sont moindres, le déroulé et les perspectives de carrière également. La sous-rémunération a aussi pour effet de ne pas rendre attractifs pour les hommes les métiers concernés.

    Conséquence directe de la non-reconnaissance des qualifications professionnelles : la non prise en compte de la pénibilité (pour l'instant prise en compte uniquement dans le privé). La notion de pénibilité au travail s'est construite au « masculin » et des outils/indicateurs ont été crées pour y remédier dans les emplois majoritairement investis par les hommes. La répartition sexuée des emplois qui implique une invisibilité des risques et de la pénibilité liés aux métiers et accuse un retard important quant aux mesures de protection puisque les métiers féminins sont toujours imaginés moins pénibles (lever des patient-es toutes la journée, porter et se baisser pour les élèves de maternelles est toujours imaginé moins dangereux et moins pénibles que le maniement de certaines machines, de produits dangereux...
    Donc dans le même temps qu'un travail sur les salaires et les qualifications, il est indispensable de penser en parallèle (par une démarche intégrée) cette question et ne pas la traiter à part. Certaines études sont en ce sens révélatrices : Les maladies professionnelles dont sont victimes les femmes augmentent deux fois plus vite que celles des hommes et dépassent celles des hommes depuis 2010. 58% des TMS reconnus concernent les femmes (enquête SUMER, surveillance médicale des expositions aux risques professionnels). Selon l'ANACT, les accidents du travail touchant les femmes sont en augmentation de 21,8% tandis que ceux touchant aux hommes sont en baisse de 18,6%. Le nombre d'accidents de trajet est stable pour les hommes et en augmentation de 28% pour les femmes ; ils dépassent ceux des hommes depuis 2009.

    Une autre mesure indispensable est la reconnaissance du temps partiel comme du temps plein dans la Fonction publique territoriale (mesure 49). En matière d'avancement, c'est déjà la règle -théorique- dans la Fonction publique de l'Etat.
    L'amélioration de la mobilité (mesures 4 12 13 14 53) sans obligation de mobilité géographique avec prévention de six mois au moins devrait être développée
    La connaissance des postes (mesure 21 22 23 ) y compris entre les versants, la transparence des rémunérations (mesure 24,25) sont autant de mesures effectivement nécessaires

    IV Evaluation avec grilles « neutres » (mesures 15 et 16 )
    Le problème existe mais grille ou pas grille, la sensibilisation et la formation des évaluateurs sont indispensables et doivent faire partie de la formation initiale et de tout agent amené à porter des avis ou à mener des entretiens professionnels. L'analyse également comparative des avis portés peut également être utile à la prise de conscience des inégalités générées mais méconnues

    L'idée d'une marge inexpliquée dans les écarts de rémunération est également à rapprocher du problème de l'évaluation et nécessiterait aussi la préconisation des recherches comparatives y compris par les suivis de cohortes. Une fois neutralisés tout ce qui peut s'expliquer : interruption ou réduction d'activité liée aux enfants, « choix » de ne pas exercer certaines fonctions, il reste donc cette marge inexpliquée. C'est donc bien cet élément qu'il faudrait creuser car l'évaluation joue un rôle important dans le déroulement des carrières qui y est le plus souvent connecté le plus souvent parfois dans les changements d'échelon, toujours dans les changements de grades ).

    Ainsi, il conviendrait de mieux prendre en compte tout ce que les promotions en fonction d'un pseudo mérite comportent actuellement de biais discriminatoires. De même les recrutements sans concours (de contractuels ou de titulaires) ainsi que le « profilage » excessif des postes sont des facteurs de discrimination comme l'a montré le rapport L'Horty.

    Une autre mesure que la FSU rejette serait le développement d'évaluation « à 180° » ou pire « à 360° » : mesure issue du secteur privé et du new public management , déjà en application dans certaines collectivités ou ministères (défense, culture) au vu de la pièce en lien ci dessous ne nous semble pas être une réponse ni un atout pour rendre égalitaire la promotion des femmes à certains postes ; bien au contraire, recours à l'autoévaluation, à des évaluations multiples de collègues (hommes le plus souvent si on est dans des postes à responsabilité..) ce n'est sûrement pas là une mesure qui favorisera l'adhésion des femmes à des projets de carrière. un ex de définition de ce type d'évaluation en lien [http://passages-pro.fr/wp-content/uploads/2014/02/Evaluations-360-et-180.pdf]

    Faut il rappeler que ce type d'évaluation est surtout source de risques psycho-sociaux et que les femmes y sont parfois plus exposées ? Que des entretiens soient possibles en matière d'accompagnement, de proposition de formation, d'orientation et de projet professionnels peut être positif si cela débouche sur de vraies propositions.

    III Pensions dans la fonction publique
    Ce rapport propose des mesures que la FSU revendique. Mais pour nous, la mesure prioritaire serait la suppression de la décote… qui touche plus les femmes que les hommes, et qui va les toucher de plus en plus ; les femmes qui partent à la retraite aujourd'hui sont encore peu touchées par la suppression de la bonification décidée en 2003.

    Le rétablissement des bonifications pour enfants est donc nécessaire : quatre trimestres pour maternité (mesure 7) et il faut y ajouter les quatre trimestres pour éducation des enfants, ce sont huit trimestres qui doivent être attribués comme dans le régime général (aujourd'hui les deux trimestres existants dans la FP depuis la loi de 2003 n'ont pour seul effet que de réduire la décote.)

    « Forfaitiser la majoration de pension à budget constant » (mesure 6) aurait pour effet de réduire les pensions qui jusqu'ici étaient majorées pour avoir élevé au moins trois enfants : de diminuer les pensions des femmes concernées qui ont réussi à concilier famille et activité et dans une plus forte proportion de diminuer la pension des hommes ; l'objectif est de revaloriser les pensions, pas de diminuer certaines et en augmenter d'autres...la réflexion sur ce sujet est à poursuivre mais une telle proposition n'est pas acceptable car l'alignement se ferait par le bas et risquerait de se traduire par un saupoudrage du fait « du budget constant »…c'est l'une des rares mesures de ce rapport que la FSU rejette
    Une réflexion est nécessaire aussi pour les pensions de réversion d'une façon générale (mesure 8 : supprimer les conditions de remariage) ; d'autres mesures comme l'élargissement au PACS sont également, pour la FSU, à étudier et seraient tout autant légitimes pour les personnels concernés.

    IV articulation vie privée vie professionnelle
    "-" La charte des temps (mesure 10 ) préconisée au moins depuis 2013 dans le cadre du protocole est une mesure qui peut être intéressante mais elle n'est pas applicable dans beaucoup de métiers (horaires imposés, décalés…)
    Le télétravail pour femmes enceintes (mesures 29) est une mesure à prendre avec une grande prudence car il ne faudrait pas qu'il devienne une contrainte. Par ailleurs, il y a éloignement du poste de travail et de ce fait peu de communication avec les collègues de travail. Il peut présenter un intérêt effectivement lorsqu'il permet la poursuite du travail jusqu'au début du congé de maternité et surtout s'il évite un arrêt de travail. La législation existe sur l'aménagement des postes de travail ou des modifications d'affectation mais elle est méconnue et peu souvent respectée.
    La procédure d'accompagnement après un congé de maternité ou d'adoption (mesure 31) ne doit se faire que si l'agent-e le demande et à la condition que cet entretien permette de proposer des éléments qui permette d'améliorer les conditions de travail, les perspectives de carrière ou l'aménagement du temps de travail. Les OS n'y étaient pas particulièrement favorables.

    La multiplication du nombre de places en crèches est une nécessité portée depuis plusieurs années par les gouvernements successifs mais d'autres choix budgétaires ont été faits et le nombre de places créées est loin des objectifs fixés.
    Supprimer le seuil plancher de la période des six mois du congé parental (mesure 32) est nécessaire et faciliterait également la prise de ce type de congé (ex impossibilité de reprendre à la rentrée scolaire pour les enseignant-es du 1er degré par ex) est plutot positif

    La nouvelle loi sur le congé parental (un peu hors sujet mais qui est une conséquence directe de la loi sur le CP) avec partage entre les deux parents mais un maximum de 2,5 ans de congé chacun met en difficulté les parents notamment quand ils travaillent à temps partiel jusqu'aux trois ans de l'enfant car il n'y a plus d'allocation versée jusq'aux trois ans de l'enfant ! Cette mesure qui visait à partager le CP a pour effet d'empêcher les parents employés à temps partiels de percevoir la prestation partagée d'éducation du jeune enfant jusqu'aux trois ans de l'enfant mettant en difficulté financière des familles ou contraignant à reprendre plus tôt l'activité alors que l'école ne scolarise pas la grande majorité des enfants de moins de trois ans, ni même ceux qui ont trois ans en cours d'année scolaire et alors que le nombre de places en crèche reste extrêmement faible (préconisation proposée d'ailleurs par le rapport mais qui faute de moyens ne peut être mis en œuvre) ; cette mesure prise par la CAF (aligner le temps de versement de la Prepare ) pénalise les parents notamment les mères à être privée d'allocation au-delà des deux ans et demi de l'enfant.

    V La prévention de la pénibilité est à renvoyer au compte de pénibilité qui n'existe toujours pas dans la Fonction publique alors que les catégories actives concernent de moins en moins de personnels et que seule la pénibilité physique est reconnue ; or de nombreux métiers féminins sont pénibles avec un impact sur la santé, sur les congés maladies et les accidents de travail . Là aussi, la création de ce type de compte est nécessaire mais surtout a besoin d'être étendue et de créer plus de droits que ne le fait le secteur

    Ce rapport permet de mettre en lumière le rôle d'impulsion majeure que peut avoir la DGAFP (direction générale d'administration de la fonction publique) et rappelle qu'elle a effectivement ce rôle à remplir et surtout à amplifier pour que l'État soit bien l'employeur exemplaire qu'il se dit être.

    Des textes réglementaires existent : il faut les renforcer par la loi et les décrets quand de simples circulaires ne suffisent pas et pourquoi ne pas les assortir de sanctions pour les employeurs quand ils ne respectent ni la loi, ni la demande des organisations syndicales, ni la demande de leur ministre ; élargir le principe des nominations équilibrées à d'autres catégories de postes (mesure 54 au-delà même des fonctions juridictionnelles et mesure 40) peut être utile et efficace. L'idée de la création d'un fonds spécial va dans le bon sens.

    Bien sûr qu'il faudra du temps pour faire évoluer mentalités et stéréotypes encore trop présents dans nos fonctionnements, mais si certaines mesures préconisées il y a maintenant quatre ans avaient été appliquées, nous aurions beaucoup plus progressé en matière d'égalité dans la Fonction publique. Il s'agit maintenant de faire de ce rapport un support pour multiplier les actions préconisées et qu'il reste une référence en matière d'égalité y compris au-delà des élections.


  • Publications "Les Pegc, le Collège"
    Ce bulletin d'information est adressé tous les trimestres à l'ensemble des PEGC dans leur établissement.

jeudi 13 avril 2017

  • Lu au BO n°15 du 13 avril 2017
    Instruction relative au renforcement des mesures de sécurité ; traitement automatisé de données Onde ; Ouvrir l'École aux parents ; Ouvrir l'École aux parents ; Lutte contre le décrochage scolaire ; Langues et cultures régionales ; fonctionnaires stagiaires du second (...)

mardi 11 avril 2017

  • Conseil d'Administration AEFE du 29 mars 2017
    Au programme de ce conseil d'administration, une première analyse sur le contrat d'objectifs et de moyens 2016-2018, des projets d'immobilier présentés et acceptés mais surtout le bilan d'un compte financier en négatif/ déficitaire rejeté par l'ensemble des organisations syndicales... Ce dernier CA du (...)

  • CHSCT du 30 mars 2017
    La FSU menace (enfin !) de se retirer des groupes de travail AEFE au vu du détournement du texte en préparation sur les commissions HSCT établissements, l'AEFE produit une réponse inacceptable au plan juridique au sujet de la communication à l'enseignant par l'administration des textes des courriels (...)

lundi 10 avril 2017

  • Le nouveau décret sur les ORS est paru
    Malgré l'opposition de la FSU et d'une majorité d'organisations syndicales qui avaient voté contre le projet, le ministère publie un décret sur les obligations de service des enseignants qui ne répond en rien aux besoins d'allègement de la charge de travail. Pire il dégrade les conditions d'exercice (...)

dimanche 9 avril 2017

  • Nouvelle carrière
    En quelques clics, calculez votre déroulé de carrière avec l'application des règles introduites par PPCR

vendredi 7 avril 2017

  • Les accords doivent être respectés !

    Le gouvernement a publié au JO du 29 mars 2017 un arrêté [1] classant les diplômes d'État d'assistant de service social, d'éducateur spécialisé, d'éducateur de jeunes enfants, d'éducateur technique spécialisé et de conseiller en économie sociale familiale au niveau 2 de la nomenclature des niveaux de formation, soit au niveau licence.

    Or, contre toute attente, cette décision est assortie d'une condition restrictive majeure : seuls les diplômes « obtenus à l'issue d'une formation entamée à compter de la rentrée scolaire de septembre 2018 » seront classés au niveau 2 du RNCP. Pour les autres, c'est à dire l'ensemble des professionnels aujourd'hui en exercice, la reconnaissance de leur niveau de qualification reste inchangée.

    Cette décision est une véritable provocation. Elle témoigne d'un mépris et d'un manque de considération pour les travailleurs sociaux. Cet arrêté acte la ré-ingénierie des diplômes d'État contre laquelle la FSU s'oppose depuis 5 ans et ne reconnaît pas les qualifications actuelles. C'est inadmissible. Nous ne pouvons accepter une telle situation résultant d'une décision unilatérale et autoritaire.

    Depuis 2011, dans le cadre des accords de Bologne sur la réforme LMD, nos formations professionnelles ont obtenu une reconnaissance équivalente à 180 ECTS correspondant au grade universitaire de licence. Pour autant cela n'a pas été transposé dans les cycles universitaires, ni reconnu auprès des employeurs malgré la revendication légitime d'équivalence au grade Licence portée par les formateurs, étudiants et professionnels, soutenue par le mouvement social, dont la FSU.

    Quand une profession voit son niveau de certification augmentée, il est de règle que les personnels concernés bénéficient d'une mesure de rétroactivité en raison de la reconnaissance de leur expérience professionnelle. Ainsi tous les titulaires des diplômes concernés sont traités sur un pied d'égalité.

    Qui pourrait imaginer dans une équipe de travail des collègues titulaires des mêmes diplômes dont la valeur serait différente en raison de la date de leur obtention ? Comment comprendre que, dans la Fonction publique, au 1er février 2018, tous les travailleurs sociaux concernés (ex CII cat B) passeront en catégorie A, mais avec un diplôme qui resterait à un niveau inférieur à celui requis pour cette catégorie.
    Ce charivari est intolérable !

    Si le contenu de l'arrêté du 27 mars 2017 n'était pas modifié dans le sens du respect de la parole donnée, nous serions alors en présence d'une décision inique vis-à-vis des travailleurs sociaux concernés-es.

    La FSU a immédiatement dénoncé cet arrêté auprès de la ministre de la Fonction publique, exigeant le respect des accords issus de nombreux mois de négociation avec l'ensemble des organisations syndicales.

    Tous les travailleurs sociaux doivent voir leurs Diplômes d'État classés, à égalité, au niveau II du RNCP.


    [1] Travail social/homologation des diplômes/JORF n°0075 du 29 mars 2017
    Arrêté du 27 mars 2017 portant classification de certains diplômes du travail social selon la nomenclature des niveaux de formation


  • Journée mondiale de la santé : pour une santé de qualité pour toutes et tous !

    Le 7 avril est la journée mondiale de la santé. Cette date marque l'anniversaire de la création de l'Organisation mondiale de la santé. C'est l'occasion de rappeler que la santé est un bien fondamental or dans de nombreux pays, les inégalités en matière de santé sont importantes.

    Déserts médicaux, situation de l'hôpital, médecine du travail, formation et conditions de travail des professionnels de santé… en France aussi, l'accès aux soins de qualité sur l'ensemble du territoire ne va pas de soi.

    Attachée à la logique solidaire de la Sécurité sociale, la FSU s'est depuis longtemps prononcée pour la reconquête d'un système de protection sociale solidaire de haut niveau. Or, les choix fondés sur le dogme des « prélèvements obligatoires » trop élevés et sur la volonté d'ouvrir la protection sociale aux logiques marchandes ont conduit au désengagement de la « Sécu », à l'extension du champ des complémentaires santé et à l'ouverture de ce champ aux sociétés privées d'assurance. Aujourd'hui la Sécurité sociale rembourse en moyenne 76,1% des dépenses de soins. Si elle rembourse quasiment à 100 % les affections longue durée et les dépenses hospitalières, elle couvre moins de 50 % des dépenses de soins courants qui touchent le plus grand nombre, et très mal les lunettes et les prothèses (dentaires, auditives…).

    Toutes ces questions doivent faire l'objet d'un débat citoyen auquel la FSU est prête à participer. Il est ainsi temps en effet de réinterroger notre système d'assurance-maladie à deux étages : la Sécurité sociale, fondée sur la solidarité, avec des cotisations (ou la CSG) proportionnelles au revenu et la complémentaire santé, assurée par une mutuelle, une institution de prévoyance ou une société privée d'assurance à but lucratif, avec une couverture du « reste à charge » très inégale d'un contrat à l'autre et des cotisations qui varient selon l'âge et la gamme de prestations choisies.

    Le monde mutualiste a été fortement déstabilisé dans un secteur où prévaut une logique marchande. Si 96 % de la population sont aujourd'hui couverts par une complémentaire santé, ce second étage du système est inégalitaire et ouvert à la concurrence. La « part de marché » des sociétés d'assurance à but lucratif est passée de 19 à 28 % entre 2001 et 2014. Le mouvement mutualiste évolue aujourd'hui dans un univers extrêmement concurrentiel et commercial incompatible avec ces logiques.

    Il faut aujourd'hui préserver le caractère solidaire de l'assurance-maladie. Cela suppose une autre politique en matière d'emploi, de salaires et de partage des richesses afin d'assurer les financements nécessaires.

    Cela nécessite aussi d'organiser mieux le système de santé sur tout le territoire, de permettre au service public de jouer tout son rôle, d'assurer formation, qualification et conditions de travail décentes aux personnels, de mettre fin aux déremboursements, d'assurer la prise en charge de tous les soins, de faire face à la dépendance, de développer la prévention…

    En ce 7 avril, la FSU tient à redire que le principe de « chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » reste fondamental.


jeudi 6 avril 2017

  • Prime spéciale d'installation : les seuils relevés

    Cette prime est attribuée aux fonctionnaires de l'État recevant une première affectation dans une commune de l'Ile de France ou de la communauté urbaine de Lille.
    C'est la FSU qui a alerté très tôt l'administration sur la nécessité de prendre cette décision.
    Un décret relevant les seuils de déclenchement de cette prime était en effet nécessaire pour tenir compte de la revalorisation du début de la grille de nombreux corps de catégorie A dans le cadre de la mise en œuvre de PPCR. Le décret est ici : https://www.legifrance.gouv.fr/affi...

    Pour en bénéficier, il faut donc que le premier échelon de sa grille soit inférieur à l'indice brut 435 en 2017, 442 en 2018 et 445 en 2019 (indices majorés 384 en 2017, 389 en 2018, 391 en 2019). Il permettra aux corps de catégorie "A type", par exemple aux professeurs des écoles ou encore aux certifiés et assimilés d'en bénéficier comme actuellement.
    Une restriction existe cependant en cas d'affectation immédiatement antérieure en tant que contractuel.

    La prime est d'un montant de 2015 euros bruts (à Lille) à 2055 euros bruts (en Ile de France).


  • Lu au BO n°14 du 6 avril 2017
    Programme d'activité de la DEPP ; appel à projets cahier des charges « Écoles numériques innovantes et ruralité » ; Prix de l'éducation 2017.

mardi 4 avril 2017

  • L'actualité : présidentielle, politique et société
    Les enfants ramènent à l'école quelques idées toutes faites et des interrogations sur tout. Or, ce qui touche aux questions et débats de société n'est pas toujours facile à discuter en classe. Dans le contexte actuel, élections, migrants, religion, guerres sont autant de sujets que les livres peuvent (...)

  • La lettre du SNUipp HDF n°12
    Equivalent ISAE à la MLF/OSUI : grève le 6 avril à l'appel du SNUipp, rencontre FSU au sénat avec Jean Yves Leconte, GT ISVL pour 1er avril, entrevue direction AEFE 22 mars 2017, postes gelés retour à la normale...

lundi 3 avril 2017

samedi 1er avril 2017

vendredi 31 mars 2017

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Brèves

RÉSEAUX SOCIAUX

lundi 31 août 2015

RÉSEAUX SOCIAUX

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Retraite

lundi 18 mai 2015

RAPPEL RETRAITE : RENVOI DES PIÈCES POUR LE 7 OCTOBRE 2016

La circulaire rectorale du 19 mai 2016 ICI précise que les pièces à fournir pour le départ à la retraite en septembre 2017 doivent parvenir pour le 17 octobre 2016 dernier délai. Lire l’article et pièces pour le dossier ICI

Formulaire à renseigner pour demander le calcul de votre pension :

Pour renseigner le formulaire, n’hésitez pas à vous référer à vos données personnelles figurant sur I-Prof.

Si vous avez occupé ou occupez les fonctions de direction, précisez la durée dans la rubrique "Remarques complémentaires".

Voir aussi : Retraite : connaître la loi adoptée

Remplacement

vendredi 27 février 2015

La situation se dégrade dans le département. Le SNUippFSU encourage les collègues à signaler systématiquement les remplacements non effectués. Pour cela, remplir l’enquête en cliquant ICI.

S’abonner à la liste de diffusion

vendredi 18 avril 2014

Je m’abonne à la liste de diffusion http://list.snuipp.fr/mailman/listi...