Sur le Web, ces 25 derniers jours

lundi 20 mai 2019

  • Loi Blanquer : ce n’est pas fini
    C’est à mettre au crédit de la mobilisation des enseignants, des parents et des élus locaux, les « établissements publics locaux d’enseignement des savoirs fondamentaux » (EPLESF) pourraient ne pas voir le jour, leur création ayant été supprimée du projet de loi Blanquer discuté au Sénat ces derniers (...)

  • La retraite par points, machine à diminuer les pensions ?

    La concertation s'est achevée sans la moindre présentation de projections des pensions dans le nouveau système.

    En l'absence de simulations, la FSU révèle ses propres chiffres, calculés à partir des régimes existants (agirc arco). Certes, on pourra nous objecter que ces chiffres ne seront véritablement valables que pour des personnes dont on calculerait complètement la pension dans un système par points, c'est à dire dans plusieurs dizaines d'années au vu des modalités de transition prévues. Il n'empêche, la baisse drastique des pensions qu'induit un système par points est significative, inquiétante et de nature à renforcer notre opposition à la réforme en préparation.

    Professeur certifié ayant en moyenne sur sa carrière 10% de primes et heures supplémentaires (taux moyen constaté)

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    C'est surtout la dernière ligne qu'il faut regarder puisque, de plus en plus, la carrière sera de 38 ans donc avec des décotes, et un taux de liquidation à peine au-dessus de 50% du traitement indiciaire brut, 56,25%. Ce taux est donc déjà fortement dégradé par rapport au taux plein de 75%. Or avec un système par points, on aboutit pour une même carrière à un taux de 37% de l'ensemble des rémunérations, primes comprises, et donc une perte de 580 euros par mois !

    Toutes ces projections montrent que la prise en compte des primes n'est absolument pas une compensation de la perte subie, en particulier dans des corps ayant peu de primes. Pour les professeurs des écoles, les professeurs documentalistes, les CPE, les PSY-EN, la perte serait encore pire puisque nous avons pris ici une moyenne de 10%, le taux de primes pour ces corps est beaucoup plus bas, autour de 4%.

    Détails du calcul :

    Pour les corps de certifiés, PE, CPE, PEPS, PSY-EN, etc, dont la carrière en classe normale est parcourue en 26 ans avec un passage à la hors-classe obtenue après 6 mois au 11ème échelon. La carrière est donc estimée se terminer au nouveau 7ème échelon de la hors-classe (indice 821) avec une ancienneté dans cet échelon allant ainsi de 3,5 ans à 8,5 ans.

    On considère que le salaire est composé de 10% de primes sur toute la carrière (c'est déjà un taux de primes élevé, il correspond par exemple pour un certifié au fait d'avoir une heure supplémentaire et une indemnité de professeur principal sur quasiment toute les années de sa carrière). Dans le projet par points, on est censé cotiser sur la totalité de la rémunération à hauteur de 28 % se répartissant en 11,2% pour le salarié (40%) et 16,8% pour l'employeur (60%). On s'appuiera sur la situation de l'Arrco et l'Agirc qui avaient un taux d'appel de 125 % (127% depuis le 01/01/19) où donc 78,74 % des cotisations (1/127 %) des cotisations versées produisent des points. C'est l'équivalent de frais sur versements de 21,26 %.

    . ARRCO AGIRC
    Valeur en 2018 5,8166 € 16,7226 €
    Valeur service en 2018 0,4378 € 1,2588 €

    Le rendement instantané est défini comme le montant de retraite annuel acquis en contrepartie d'une cotisation contractuelle d'un euro payée la même année. Concrètement, il est calculé comme le rapport entre la valeur de service du point et la valeur d'achat du point (majoré du taux d'appel). Ce rapport est considéré ici constant dans la durée en supposant que la valeur annuelle des paramètres du régime varie dans le même rapport. Pour mémoire, les rendements AGIRC-ARRCO ont diminué au fil des années. En 2018, le rendement des deux régimes est de 5,93 % contre 13,65 % à l'AGIRC (soit une division de 2,2) et 11,09 % à l'ARRCO (soit une division de 1,9) en 1973. Autrement dit, un cotisant acquiert dans les faits deux fois moins de droits en 2018 qu'il en acquérait en 1973 pour le même euro de cotisation.

    Bien évidemment, le rendement ne détermine pas à lui seul le montant de la pension correspondante. En effet, deux régimes de retraite avec des rendements identiques peuvent aboutir à des montants différents, notamment en cas d'indexation sur les prix ou les salaires. D'ailleurs, il est même possible d'obtenir des niveaux de pension inférieurs avec des rendements supérieurs. C'est pourquoi, il est nécessaire d'associer au rendement la série des valeurs de service du point (ou des valeurs d'achat) afin d'évaluer le niveau des pensions avec exactitude. L'augmentation la valeur du point sur une longue période est un facteur important du rendement actuariel des versements de cotisations. Le rendement instantané peut donner une fausse idée de ce rendement actuariel.
    Par exemple, le tableau ci-contre montre que pour un même rendement instantané de 5,93 % dans deux régimes, la pension dans le cas 2 est plus élevé de 6,1%.

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samedi 18 mai 2019

  • La FSU mobilisée pour le service public d'éducation !

    Alors que depuis des semaines de nombreuses mobilisations ont lieu un peu partout dans le pays pour dénoncer les réformes en cours et la loi dite Blanquer, la FSU se félicite de la manifestation d'aujourd'hui qui a réuni plus de 10 000 manifestant-es contre le projet de réforme de l'école de la confiance.

    C'est grâce à ces mobilisations que le gouvernement et des parlementaires ont déjà dû reculer : annonces du Président de la République sur les effectifs et la revalorisation des enseignant-es, retrait de l'amendement du sénat sur les EPSV...

    Mais la FSU continue de refuser le projet de loi du Ministre et les réformes en cours comme celles du baccalauréat, des lycées et de parcoursup dont le bug survenu ces derniers jours est proprement scandaleux alors que les lycéens sont à un mois des épreuves du baccalauréat...

    La FSU revendique à contrario des mesures permettant réellement la réussite de tous les élèves, de la maternelle à l'enseignement supérieur, et des mesures reconnaissant le rôle et le travail des personnels.

    La FSU appelle les personnels à rester mobilisé-es pour défendre le service public d'éducation et la Fonction publique. Elle exige l'ouverture de négociations débouchant sur des mesures rapides notamment en termes de revalorisation salariale pour toutes et tous les personnels.

    Les Lilas, 18 mai 2019


  • Finis les EPSF mais de vives craintes subsistent
    Le communiqué Un premier recul du ministère mais des craintes toujours vives subsistent Aujourd’hui 18 mai, près de 10 000 enseignantes, enseignants et parents venus de toute la France ont manifesté à Paris pour exiger l’abandon de la loi Blanquer et un autre projet pour une école. Ce sont les (...)

  • Les EPLSF, hors la loi.
    Après son premier passage à l’Assemblée nationale, et son vote en première lecture, la loi pour une école de la confiance est étudiée depuis mardi 14 mai en séance publique au Sénat. Une commission a en amont préparé les débats de la séance plénière en faisant des propositions de modifications. Cette (...)

mercredi 15 mai 2019

mardi 14 mai 2019

  • Salaires : assez d’annonces, des actes !
    Aussi le SNUipp-FSU dans un courrier s’adresse à nouveau au ministre afin de lui demander de présenter un calendrier et des modalités concrètes d’augmentation salariale tant attendues par les personnels.  Le syndicat lui rappelle qu'en effet le salaire des enseignants et enseignantes du primaire est (...)

  • Évals CP : les résultats en question
    Épreuves inadaptées, mise en situation d’échec ou d’anxiété des élèves, conditions de passation biaisant les résultats, difficultés de saisie des résultats, intimidation des PE qui entendent utiliser leurs propres outils… tout, ou presque, a déjà été dit sur ces évaluations CP-CE1, jugées au mieux comme (...)

lundi 13 mai 2019

  • Évals CP : les infox du ministère
    « Ne prendrait-on pas les professeurs des écoles, peut-être aussi les journalistes, pour des crétins ? » Roland Goigoux, dans un texte sur les évaluations CP dont il a donné la primeur au SNUipp-FSU, met les pieds dans le plat. Ou pour mieux dire, dans la cuisine de la rue de Grenelle où a été élaboré (...)

  • Justice pour les lycéens de Mantes-la-Jolie

    Justice pour les lycéens de Mantes-la-Jolie

    Le jeudi 6 décembre 2018, des incidents sont survenus près du lycée Saint Exupéry de Mantes-la-Jolie pendant une journée de mobilisation lycéenne contre les réformes du bac et des lycées.

    Le jour même, une vidéo de l'interpellation faisant suite aux incidents est publiée sur les réseaux sociaux révélant une mise en scène dégradante redoublée par des propos humiliants tenus hors champ par le policier qui filmait.

    Comme pour beaucoup, cette situation a suscité émotion et indignation dans la FSU.

    Ce lundi 13 mai, de nombreux lycéens concernés sont auditionnés par l'IGPN qui doit statuer sur l'ouverture d'une enquête.

    La FSU affirme sa solidarité avec le collectif des familles et sera présente au rassemblement de ce jour.

    Elle partage sa détermination à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que justice soit rendue aux lycéens de Mantes.

    Elle rappelle que les revendications et la mobilisation de la jeunesse doivent être entendues et s'oppose à toute réponse répressive à leur encontre.

    Les Lilas, 13 mai 2019


  • Paris tousse-t-il ?
    Quand les automobilistes roulent, les enfants toussent. C’est l’alerte qu’a souhaité faire Respire (association nationale pour la prévention et l'amélioration de la qualité de l'air) en diffusant le 28 mars dernier les résultats de son étude sur la pollution de l’air mesurée sur le pas de la porte des (...)

samedi 11 mai 2019

  • Soutien de la FSU à Olivier Sillam

    La FSU a appris avec indignation et consternation l'arrestation violente d'Olivier Sillam par les forces de l'ordre le 9 mai à Nice lors de la journée de mobilisation contre le projet de loi de la Fonction publique.

    Elle a apporté son soutien à Olivier Sillam dans cette épreuve et a suivi avec la plus grande vigilance, avec toutes et tous les militant-es mobilisé-es à Nice, sa garde à vue de 24 heures.
    Elle se félicite qu'il ait été libéré.

    Elle condamne les violences qu'il a subies lors de son interpellation, brutalité qui a donné lieu à 10 jours d'ITT.
    La FSU assure son soutien à ce militant et participera à sa défense.
    Olivier Sillam est un militant de la FSU investi au niveau national et reconnu dans son département des Alpes Maritimes dans pour son engagement syndical, notamment sur les questions de droits et de libertés, et auprès des migrant-es.

    La FSU exige l'arrêt des poursuites à son encontre.

    Les Lilas, 11 mai 2019


vendredi 10 mai 2019

  • Loi Blanquer au Sénat : dernier round ?
    Les fortes mobilisations de la communauté éducative depuis le mois de mars ont fait vaciller le ministre qui croyait pouvoir avancer seul. Les acteurs et actrices du terrain l'ont ramené à la réalité, alertant sur son projet de loi et ce qu'il dessine pour l'école : une menace sur la spécificité de (...)

  • 18 mai : manifestation nationale à Paris pour le service public d'éducation et ses personnels

    Partout en France, depuis de nombreux mois, les actions locales se multiplient, démontrant l'ancrage et la vigueur de la mobilisation de tous les personnels contre les réformes : loi sur l'école de la confiance, lycée Blanquer, enseignement professionnel et Fonction publique. Pour la FSU, il est temps de montrer que le gouvernement ne peut pas poursuivre sa politique de destruction de l'Éducation nationale.

    Non, les enseignantes et les enseignants, mais également les familles et de nombreux élus ne veulent pas de cette modification radicale de la structuration de l'école avec la mise en place des « établissements des savoirs fondamentaux ». Ils dénoncent le cadeau fait à l'école privée avec l'instauration de l'instruction obligatoire à 3 ans. Et ils n'acceptent pas la possibilité de voir confier des classes à des étudiantes et étudiants sans formation.

    De même la profession refuse que soit remise en cause sa liberté d'expression comme le laisse à penser l'article 1 de la loi sur « l'école de la confiance ».

    La course de fond « éducation » a commencé avec la loi relative à l'Orientation et à la réussite des étudiants de mars 2018 pour se poursuivre avec les réformes du lycée et du baccalauréat de juillet 2018. En septembre 2018 sortait la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », confiant l'information sur l'orientation scolaire aux Régions, et imposant aux lycées professionnels d'accueillir dans les mêmes classes élèves et apprentis. Puis vint la réforme de la voie professionnelle, diminuant les horaires des enseignements généraux (novembre 2018, avril 2019). Ainsi s'empilent des réformes qui remettent en cause 30 ans de démocratisation.

    Le 18 mai prochain les enseignants et les enseignantes avec les parents d'élèves seront de nouveau dans la rue à Paris pour obtenir l'abandon du projet de loi « école de la confiance ».


  • #ÀParisle18Mai
    Sous le soleil, c’est promis, toute la communauté éducative est invitée à manifester dans les rues de Paris le 18 mai prochain. Les uns défileront pour redire au ministre de l’Éducation nationale que décidément non, ils ne veulent pas de ses établissements publics des savoirs fondamentaux. Les autres (...)

jeudi 9 mai 2019

  • Formation continue pendant les vacances ?
    Un projet de décret et son arrêté ont été présentés aux organisations syndicales lors d'un groupe de travail le 3 avril au ministère. Ils seront à l'ordre du jour d'un prochain Comité technique ministériel. Prétextant une urgence réglementaire d'une formation diplômante au numérique pour présenter un projet (...)

mercredi 8 mai 2019

  • 9 mai : une grève suivie
    Le communiqué Un enseignant sur trois sera en grève dans le premier degré le 9 mai soit plus de 100 000 dans tout le pays. Ce sera particulièrement le cas dans les Bouches-du-Rhône, la Côte d’Or, la Creuse, la Drôme, la Haute-Garonne, Paris, la Seine-St-Denis, les Vosges…. La forte grève dans les (...)

mardi 7 mai 2019

  • Le 9 mai : grève unitaire dans la Fonction publique !

    Le gouvernement a en effet fait l'unanimité contre son projet de loi de transformation de la fonction publique ! Et c'est pour exiger l'ouverture de négociations sur un autre projet pour la Fonction publique que toutes les organisations syndicales appellent à faire grève et à manifester partout dans le pays ce 9 mai.

    Alors que jamais le besoin de services publics n'a été aussi fort, le gouvernement prévoit une loi qui organise moins de services publics : élargissement du recours aux contractuel-les sur des emplois permanents, création de « contrat de projet », possibilité d'externalisation de services avec des détachements d'office vers le privé, réduction du rôle des représentant-es des personnels en supprimant des compétences des CAP (promotion, mobilité), remise en cause des CHSCT, des accords négociés sur le temps de travail dans la Fonction publique territoriale...
    Un projet de loi qui constitue un renoncement à faire évoluer la Fonction publique pour répondre à tous les besoins de la société et garantir plus et mieux de services publics de qualité aux usager-es sur l'ensemble du territoire.

    Et si, suite notamment aux mobilisations des personnels, le Président a dû annoncer certaines mesures (fin des fermetures d'écoles, des hôpitaux, plus de fonctionnaires sur le terrain, revalorisation des enseignant-es…), il confirme dans le même temps les réformes en cours comme celle de la Fonction publique et la baisse des dépenses publiques ce qui est contradictoire avec l'objectif de plus et mieux de services publics sur tout le territoire...

    Alors quid du projet de loi Fonction publique ? Quid des suppressions d'emplois annoncées ? Quid de l'amélioration salariale indispensable pour toutes et tous les agent-es ?

    Le projet de loi se discute en ce moment au parlement, donc rien n'est joué !
    Le Président a souhaité plus de fonctionnaires sur le terrain… le 9 nous y serons !


  • Les défis de l'éducation dans un Sahel en crise
    Une région et une école en crise  Le but de l'étude de la coalition éducation a été d'identifier les pratiques considérées comme pertinentes dans le contexte actuel, au sein des cinq pays francophones de la région, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. En effet, les pays du (...)

  • Lettre ouverte au 1er Ministre sur le déroulement du 1er mai à Paris

    Monsieur le Premier Ministre
    Edouard Philippe
    Hôtel de Matignon
    57 rue de Varenne
    75700 Paris

    Les Lilas le 7 mai 2019

    Monsieur le Premier Ministre,

    La FSU tient à vous faire part de son indignation sur la manière dont s'est déroulée la manifestation du 1er mai à Paris.

    Le 1er mai est une journée importante et symbolique pour les organisations syndicales.

    La journée internationale des travailleurs permet aux salarié-e-s mais aussi aux retraité-e-s et aux jeunes, d'exprimer leurs revendications.

    Cette année, alors qu'en province les manifestations, qui ont été massives, se sont globalement bien déroulées, ce ne fut pas le cas à Paris où le cortège syndical n'a pas pu défiler.

    La politique de maintien de l'ordre arrêtée pour ce 1er mai a conduit les forces de police, au motif d'éviter le regroupement d'éléments violents, à intervenir sans distinction et violemment sur la tête de cortège syndical. Cela a provoqué des mouvements de foule et mis en danger les manifestant-e-s dont des militant-e-s syndicaux. Le cortège syndical, avec ses militant-e-s et ses véhicules, a ainsi subi des violences de la part des forces de l'ordre alors que celles-ci sont chargées d'assurer la sécurité des manifestant-e-s. Il en a été ensuite de même tout au long de la manifestation quand les manifestant-e-s ont pu rejoindre le cortège. C'est inacceptable pour la FSU qui considère qu'un cap a été franchi.

    Le gouvernement porte une lourde responsabilité dans cette gestion du maintien de l'ordre alors même qu'un climat de psychose a été créé les jours précédents ce 1er mai.

    Une nouvelle fois, la FSU met en garde le gouvernement contre l'escalade de violences et leurs conséquences. Il est de sa responsabilité d'ouvrir tout de suite la voie de la désescalade.

    La FSU vous demande, Monsieur le Premier Ministre, d'apporter toutes les explications sur ces faits et de prendre la mesure des conséquences d'une telle situation.

    La FSU exige du gouvernement qu'il s'engage dorénavant à garantir et à respecter réellement le droit à manifester dans notre pays en toute sécurité.

    Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l'expression de mes salutations respectueuses.

    Bernadette Groison
    Secrétaire Générale


lundi 6 mai 2019

  • Liste des manifestations du 9 mai

    Cette liste est mise à jour quotidiennement :

    • 001 Ain - Bourg en Bresse, Champ de foire à 14h30
    • 003 Allier - Montluçon place Jean Dormoy 10h 15
      "-" Moulins Gare SNCF 10h 15
      "-" Vichy Place de la Poste 10h 15
    • 004 Alpes de Haute Provence - Digne Place Général de Gaulle 10h30
    • 005 Hautes Alpes - 10h devant l'inspection académique pour l'éducation à Gap
    • 006 Alpes Maritimes - Place Masséna à Nice à 10h
    • 007 Ardèche - Privas 10:30
    • 009 Ariège - Parvis de la gare de Foix 10h30
    • 010 Aube - 10h place de l'hotel de ville de Troyes
    • 011 Aude - Carcassonne : 10h30 : Portail des Jacobins
      "-" Narbonne : 10h30 : Bourse du Travail
    • 012 Aveyron - 10h00 : Rassemblements devant les permanences des députés (Rodez, Millau, Villefranche)
      "-" 12h00 : Pique-nique revendicatif - Mail de Bourran – Rodez
      "-" 14H00 : GRANDE MANIFESTATION DÉPARTEMENTALE - DEPART BOURRAN - RODEZ
    • 013 Bouches du Rhône - 10H Vieux-Port (Marseille)
    • 014 Calvados - Esplanade de la paix à Caen 10h30
    • 014 Calvados - 10 heures 30 place saint Pierre à caen et place Mitterrand à Lisieux
    • 015 Cantal - 10h30 place des droits de l'Homme à Aurillac
    • 016 Charente - À ANGOULÊME à 14 h par FONCTION PUBLIQUE
      "-" Fonction Publique d'État : devant la Cité Administrative (commissariat, la poste, Inspection Académique)
      "-" Fonction Publique Hospitalière : devant l'Agence Régionale de Santé (rue du père Joseph Wresinski)
      "-" Fonction Publique Territoriale : devant le Conseil Départemental (31 bd Emile Leroux)
      "-" La convergence des cortèges se fera devant l'hôtel de ville avec arrivée à 15h30 place Saint Martial suivi de l' animation d'un stand intersyndical jusqu'à 17h
    • 017 Charente-Maritime - LA ROCHELLE : MANIFESTATION à 14h00. SAINTES : 10h30
    • 018 Cher - - Bourges : 10h30 place Malus
      "-" Vierzon : 10h30 place de la Résistance
      "-" St Amand-Montrond : 10h30 place de la République
      "-" St Florent sur Cher : 10h30 place de la République
      "-" La Guerche sur l'Aubois : 10h30 parc M. Fuselier
      "-" Aubigny sur Nère : 10h00 place de la Résistance
    • 019 Corrèze - Tulle Départ 10H30 mairie de Tulle
    • 021 Cote d'Or - Dijon, 14h30, rassemblement 14h30 place de la Libération et manifestation.
    • 022 Cotes d'Armor - Saint-Brieuc 10h30 Parc des Promenades
      Lannion : 11h parking de Kermaria
    • 023 Creuse - 10h30 Mairie de Guéret (AG 9h30 à la mairie)
    • 024 Dordogne - 9h30 Rassemblement devant les sites administratifs (IA, CD, Mairie, Hopital)
      "-" 10h30 Rassemblement et prise de parole devant le Palais de justice
      "-" 11h Manifestation
      "-" 12h30 Audience au Préfet
    • 025 Doubs - 10h Place de la Révolution
    • 026 Drôme - Manifestations à 10 heures : Valence (Gare), Montélimar (Théâtre), Romans (Maison des syndicats), Manif à 10 h 30 à St Vallier (Hôpital)
    • 027 Eure - EVREUX BEL EBAT 14H
    • 028 Eure et Loir - Rv à 14h30 place Châtelet à Chartres
    • 029 Finistère - BREST, Place de la Liberté, 10h30,
      "-" QUIMPER, Place de la résistance, 10h30
      "-" MORLAIX, Place des Otages, 10h30
    • 030 Gard - Nîmes 15H. Maison carrée. Alès 10H Lycée Jean-Baptiste Dumas.
    • 034 Hérault - Montpellier - Place de Thessalie - 14h
    • 035 Ille et Vilaine - Rennes à 11h, esplanade Charles de galle, St Malo à 11h esplanade St Vincent.
    • 036 Indre - Rassemblement 10h place de la République à Châteauroux
    • 037 Indre et Loire - Tours place Anatole France 10h.
    • 038 Isère - Grenoble place Verdun 14 h
    • 039 Jura - Dole 10H30 avenue de lahr
      "-" Lons le Saunier 10H30 place de la liberté
      "-" Saint Claude Place de la sous-préfecture
    • 040 Landes - Mont de Marsan 10H de la maison des syndicats à la place de la mairie
    • 042 Loire - 10h bourse du travail de Saint-Etienne, Roanne 10h30
    • 043 Haute Loire - Le PUY-EN-VELAY, Place Cadelade, rendez-vous à partir de 10 heures.
    • 044 Loire Atlantique - NANTES : Manifestation à 10h30 (croisée des Trams) et AG à 13h
      "-" SAINT NAZAIRE : 10h00 Place de la mairie
      "-" ANCENIS : 11h Rassemblement devant la Maison de l'Etat (ex sous-préfecture) puis AG/Pique-nique au Théâtre de verdure (bords de Loire)
      "-" CHATEAUBRIANT : 8h30 : Rassemblement au centre des Finances de Châteaubriant puis défilé et pique-nique devant le château de Châteaubriant
    • 046 Lot - CAHORS : 13 h 30 rassemblement place Mitterrand avant manif
      "-" FIGEAC : Rassemblement 14 hy30 devant sous-préfecture
    • 047 Lot et Garonne - 10h Assemblée générale intersyndicale (FSU, FO, UNSA, CGT) salle Picasso à Agen
      "-" 11h Rassemblement et manifestation Place Armand Fallières Agen
    • 048 Lozère - Mende, Place de la République à 10h30
    • 049 Maine et Loire - ANGERS 14h Place du Ralliement
      "-" SAUMUR 10h30 Place République
      "-" CHOLET 10h30 Place Travot
    • 051 Marne - Reims : départ à 9h30 du rectorat, puis 10h maison des syndicats
      "-" Châlons : départ à 10h de la maison des syndicats
    • 053 Mayenne - AG à 9h maison de quartier Hilard à Laval, Rassemblement et manifestation à 11 h square de Boston à Laval
    • 054 Meurthe et Moselle - 14 heures Place Simone Veil ( Place de la Gare)
    • 055 Meuse - Bar le duc 14h
    • 056 Morbihan - 2 manifestations départementales pour le département : VANNES, La Rabine 14h, LORIENT, Maison des syndicats:Cosmao Dumanoir, 14h
    • 057 Moselle - METZ 14h Place de la République
    • 060 Oise - 14h30 Beauvais devant le lycée Félix Faure (boulevard de l'Assaut).
    • 061 Orne - 11h devant l'hôpital d'Alençon
    • 062 Pas de Calais - manifestation unitaire régionale , Lille, 14h30, Porte de Paris.
      "-" Matin, des manifestations locales.
      "-" Arras, 10h, Place de la Gare.
    • 063 Puy de Dôme - Clermont-Ferrand, 10h place du 1er mai
    • 064 Pyrénées Atlantique - 10h30 Pau : Place de Verdun, Bayonne :Place Sainte Ursule
    • 065 Hautes Pyrénées - Bagnères-de-Bigorre (65200) à 11h15
      10h devant l'IA à Tarbes, départ de la manif FP est à 10h30 place de Verdun à Tarbes.
    • 066 Pyrénées Orientales - 10h30 Place de Catalogne à Perpignan
    • 067 Bas-Rhin - Place de la Bourse, 14 heures à Strasbourg.
    • 068 Haut-Rhin - 14h Place de la Bourse à Mulhouse
    • 069 Rhône - Lyon, place Bellecour à 10h
    • 071 Saône et Loire - CHALON SUR SAONE : 14H30
    • 072 Sarthe - 10h devant la cité administrative Paixhans. Manifestation jusqu'à la Préfecture où des barnums seront installés et des collations seront proposées, pour permettre un temps d'échanges entre secteur. Audience en Préfecture. AG Educ à la suite.
    • 074 Haute Savoie - 14h - Préfecture d'Annecy, 17h - Thonon Place des Arts
    • 075 Paris IdF - 14h de la Place Denfert-Rochereau aux Invalides
    • 076 Seine Maritime - Le Havre : AG à 9h à Franklin, manifestation 10h à Franklin
      "-" Rouen : manifestation à 10h30 Cours Clémenceau
      "-" Dieppe : 10h30 devant la Mairie
    • 77 Nemours - manifestation dès 10 h devant le lycée Bezout
    • 079 Deux Sèvres - Niort 14h Place de la Brèche, Thouars 10h30 Place Flandre Dunkerque
    • 080 Somme - Amiens, à 11 h00, Maison de la Culture (À l'issue de la manifestation concerts, restauration, village associatif au kiosque de la Hôtoie)
      "-" Abbeville, 10 h 30, place du pilori
      "-" Albert, 11 h 00, devant l'Hôtel de Ville,
      "-" Friville-Escarbotin, à 10 h 30, Place Jean Jaurès, (voir pj)
      "-" Ham, 10 h 00, place du château.
    • 082 Tarn et Garonne – Montauban Esplanade des fontaines 10h30
    • 083 Var - Toulon, 10h30 place de la liberté, Draguignan, 10h30 sous-préfecture
    • 084 Vaucluse - Avignon - Départ 10h30 cours Jean Jaurès
    • 085 Vendée - La Roche sur Yon - Place Napoléon - 13 heures 30
    • 087 Haute Vienne - 9h30 Rectorat 10h30 Carrefour tourny
    • 088 Vosges - 14h devant la préfecture
    • 089 Yonne - A partir de 13h30 place de l'Arquebuse AUXERRE
    • 095 Val d'oise - Manifestation parisienne
    • 620 Corse du Sud - Départ de la gare d'Ajaccio en direction de la Préfecture à 10h
    • 972 Martinique - Maison des Syndicats à Fort de France à 8h30
    • 974 Réunion - 2 manifestations : Saint-Denis : Jardin de l'État vers Préfecture (9h), Saint-Pierre : mairie-sous-préfecture (9h)

samedi 4 mai 2019

  • Toutes et tous en grève le 9 mai et dans la rue à Paris le 18 mai pour le service public d'éducation !

    Les mobilisations, et particulièrement celles qui ont lieu dans l'Éducation nationale, ont contraint le gouvernement à annoncer certaines mesures (fin des fermetures d'écoles, des hôpitaux, effectifs limités dans certaines classes, plus de fonctionnaires sur le terrain…) ou à rappeler la nécessité de mieux former et de revaloriser les enseignante-es. Il s'agit maintenant d'en obtenir la concrétisation en maintenant la pression.

    Mais cela ne fera pas pour autant solde de tout compte car la réforme du lycée, la loi Blanquer et celle de la Fonction publique, les suppressions de postes sont maintenues. Or, le système éducatif a besoin d'un autre projet qui permette de réduire les inégalités et d'assurer la réussite de tous les élèves et les personnels ont besoin d'être mieux reconnus, revalorisés et non pas d'être précarisés.

    Les projets de réformes du gouvernement sont inacceptables pour toutes celles et tous ceux qui, comme nous, sont attaché-es à un service public de qualité !4

    C'est pour obtenir la revalorisation de nos salaires, maintenir nos instances de dialogue social, défendre l'emploi public, défendre le service public d'éducation et l'avenir de la Fonction publique et de ses agent-es et que nous serons en grève le 9 mai prochain à l'appel de l'ensemble des organisations syndicales et que nous manifesterons à Paris le 18 mai.


  • Des annonces pour l'Ecole : oui, mais comment ?

    Sous la pression des mobilisations enseignantes qui enflent depuis plusieurs semaines contre une loi Blanquer qui va accroître les inégalités alors que les personnels et l'ensemble de la communauté éducative attendent de vraies réponses aux urgences de l'école, le président de la République a multiplié les annonces à l'occasion de sa conférence de presse.

    Un abaissement des effectifs, d'abord. Pas plus de 24 élèves dans les classes de grande section de maternelle, CP et CE1 hors éducation prioritaire - 35 000 classes sont concernées - et le dédoublement des 6 000 classes de grande section dans les REP et les REP+. Une annonce bienvenue, la France restant loin derrière les pays comparables de l'OCDE en ce domaine. Reste que malgré une légère baisse des effectifs dans le 1er degré au cours des années à venir, ces deux mesures ont un coût budgétaire correspondant, pour le moins, à 10 000 postes supplémentaires.

    Le ministère devra donc expliquer rapidement comme il entend procéder, sauf à charger encore un peu plus les autres niveaux de classes dans le 1er degré, ou à recourir massivement aux contractuels ou encore à pénaliser une nouvelle fois le second degré qui devra par ailleurs accueillir de plus en plus d'élèves dans les années à venir.

    Autre annonce, un arrêt des fermetures d'écoles « sans l'accord du maire ». Il est vrai que le tissu scolaire en milieu rural a déjà payé un lourd tribut pour financer les dédoublements en éducation prioritaire. Mais l'annonce aurait plus de consistance si l'on s'interrogeait sur les fermetures de classes afin de porter une réelle attention au service public d'éducation au plus près des territoires.

    « Mieux former les professeurs et rendre leur carrière plus attractive ». Au détour d'une phrase, le Président a également évoqué deux leviers essentiels, d'ailleurs actionnés depuis longtemps par les pays dont le système éducatif est plus performant et égalitaire que le nôtre. Mais là aussi, on attend du concret. Car pour l'heure, en termes de formation initiale, il n'est question que de mettre les étudiantes et étudiants en responsabilité de classe et d'une réforme ne répondant pas aux enjeux du nécessaire renforcement de la professionnalité enseignante. Et s'agissant de l'attractivité du métier, on attend toujours la revalorisation salariale qui amènerait les enseignantes et enseignants français au même niveau que leurs homologues des pays comparables. Quant aux autres personnels de l'école (CPE, Psy-EN, AED, AESH, personnels administratifs, de santé et sociaux, personnels d'encadrement…), ils sont les grands oubliés comme si leur contribution au bon fonctionnement du système scolaire était négligeable.

    Sans réorientation politique et sans moyens afférents, on en restera aux annonces. Les mobilisations locales restent fortes. Amplifions-les, avec notamment la grève du 9 mai et la manifestation nationale du 18 mai pour revendiquer les moyens de faire réussir tous les élèves.


  • Le 18 mai : mobilisation générale pour l'éducation !

    Partout en France, depuis de nombreux mois, les actions locales se multiplient, démontrant l'ancrage et la vigueur de la mobilisation de tous les personnels contre les réformes : loi sur l'école de la confiance, lycée Blanquer, enseignement professionnel et Fonction publique. La coupe est pleine !?Les tentatives d'intimidation n'y feront rien.

    Pour la FSU, il est temps de montrer que le gouvernement ne peut pas poursuivre sa politique de destruction de l'Éducation nationale. C'est la raison pour laquelle, elle appelle tous les personnels à manifester à Paris le samedi 18 mai 2019.

    La course de fond « éducation » a commencé avec la loi relative à l'Orientation et à la réussite des étudiants de mars 2018 pour se poursuivre avec les réformes du lycée et du baccalauréat de juillet 2018. En septembre 2018 sortait la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », confiant l'information sur l'orientation scolaire aux Régions, et imposant aux lycées professionnels d'accueillir dans les mêmes classes élèves et apprentis. Puis vint la réforme de la voie professionnelle, diminuant les horaires des enseignements généraux (novembre 2018, avril 2019). Dans le même temps sortait le projet de loi « pour une école de la confiance ». Attaqué d'abord sur le plan pédagogique par les évaluations nationales des élèves et par une flambée des prescriptions, le premier degré l'est maintenant sur la maternelle et la direction d'école telle qu'elle apparaît dans les établissements des savoirs fondamentaux. Ainsi s'empilent des réformes qui remettent en cause 30 ans de démocratisation.
    En même temps, la détérioration des conditions d'exercice des personnels se poursuit :

    • les créations de postes dans le 1er degré ne permettent même pas de répondre aux ambitions du ministre et ont pour conséquence la fermeture de nombreuses classes,
    • le ministre tente de masquer les suppressions d'emplois dans le 2nd degré (2 650 à la rentrée prochaine) par la flambée des heures supplémentaires (dont une deuxième imposable),
    • le ministre poursuit sa politique de suppression d'emplois de personnels administratifs alors même que le prési-dent annonce sa volonté de mettre plus de fonctionnaires sur le terrain,
    • le ministre n'envisage aucune création d'emploi dans les corps des personnels sociaux et de santé ou de direction alors même que les besoins sont toujours plus criants,
    • le ministre entend mettre au pas les personnels en s'appuyant sur les hiérarchies intermédiaires,
    • la réforme de la Fonction publique va détruire les collectifs de travail (contractualisation, individualisation des rémunérations et mise à mal du paritarisme).

    Cela dans un contexte où le gouvernement anticipe systématiquement la mise en œuvre des lois et textes d'application.

    Une riposte durable et multiforme

    Aux journées d'actions nationales qui rassemblent autour des grands mots d'ordre (revalorisation des salaires, créations de postes pour faire baisser les effectifs par classe, abandon des réformes en cours – école de la confiance, lycées, Fonction publique) s'ajoutent nombre d'initiatives locales. Se relayant, bien retransmises dans les médias, elles gênent, des chefs d'établissement au ministre, en passant par les DASEN et les recteurs. Les réformes voulues par le ministre sont destructrices pour nos métiers et hypothèquent l'ambition de la réussite pour tous. Continuons de le faire savoir par tous les moyens : pétitions (contre l'article 1 de la loi Blanquer, pour le pouvoir d'achat des fonctionnaires…), adresse aux parlementaires, tracts aux parents…

    Après le 30 mars, le 4 avril et les manifestations du 1er mai, nous serons en grève nationale pour la Fonction publique à l'appel de toutes les organisations syndicales le 9 mai, et nous manifesterons toutes et tous à Paris le 18 mai pour l'éducation.


  • Jeudi 9 mai, toutes Jeudi 9 mai, toutes et tous en grève pour défendre la Fonction publique et l'Éducation !

    Après le projet de loi Blanquer qui s'attaque à l'Éducation, le projet de loi dit de « transformation de la Fonction publique » s'attaques'attaque frontalement à celle-ci, à ses missions de service public, à ses personnels et au statut des fonctionnaires.

    Il inscrit sa politique dans une logique globale de casse des services publics et de redistribution des richesses qu'ils génèrent. Citons par exemple le plan de suppression de 120 000 emplois dans la Fonction publique, les nouveaux tours de vis austéritaires pour baisser les budgets publics, les nouveaux mauvais coups infligés au pouvoir d'achat des agents publics gelant la valeur du point d'indice et décalant d'un an les mesures de revalorisation indiciaire prévues en 2018.

    Avec ce projet de loi, le gouvernement tente d'imposer une destruction brutale des droits garantis aux agents publics. Ceux-ci portent pourtant au quotidien, par leur investissement professionnel, l'intérêt général en accomplissant leurs missions au service du public.

    Pour faciliter la privatisation du bien commun et l'externalisation de missions publiques, pour pouvoir réduire la dépense publique consacrée aux budgets dits sociaux, pour se borner à faire du service minimum la norme pour le service public, le gouvernement prétend vouloir « assouplir ». Il ne parle pas des conditions de travail, il supprime d'ailleurs les CHSCT ! Il parle des règles qui protègent et garantissent le droit à la carrière des fonctionnaires !

    Cette volonté de vider le statut de son sens s'articule d'ailleurs aux derniers projets de déstructuration du système éducatif, portés par le projet de loi Blanquer notamment.

    Le développement des logiques managériales est en effet une condition de leurs mises en œuvre.

    Ainsi, le projet de loi prévoit :

    • de permettre de recourir massivement à l'emploi contractuel contre l'emploi titulaire ;
    • de généraliser les méthodes managériales du privé et l'individualisation accrue au détriment des droits et garanties collectives ;
    • de faciliter l'externalisation et la privatisation de missions en prévoyant la possibilité de détacher d'office, y compris dans le secteur privé, les personnels qui les assurent ;
    • de mettre entre les mains des hiérarchies locales les déroulements de carrière par la suppression des compétences des CAPD, CAPA et CAPN pour les mutations, l'avancement, les promotions…
    • de fusionner les comités techniques et les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, réduisant ainsi notamment la capacité de défendre les conditions de travail des personnels contre leurs dégradations, pour affaiblir la défense syndicale et collective des personnels.

    Il faut répondre à cette attaque par un refus massif de ce projet de loi !

    Par notre mobilisation, résolue et durable, nous devons gagner l'abandon du projet de loi « de transformation de la fonction publique » !

    Le jeudi 9 mai, toutes les organisations syndicales représentatives de la fonction publique (CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FA-FP, FO, FSU, Solidaires et UNSA) appellent les personnels à se mettre en grève et à manifester leur refus de ce projet de loi !
    Jeudi 9 mai, toutes et tous en grève et dans les manifestations pour défendre la Fonction publique, l'Éducation, nos missions, nos emplois, nos carrières !


jeudi 2 mai 2019

  • Une autre ambition pour la maternelle
    Suite à la demande d’audience formulée en février, une délégation représentative des organisateurs du Forum Maternelle* a été reçue début avril au ministère de l’Éducation nationale. à cette occasion, le collectif de « celles et ceux qui font la maternelle au quotidien » a rappelé les principales conclusions (...)

mercredi 1er mai 2019

  • Le Sénat retoque les EPLESF
    Les oppositions aux « établissements des savoirs fondamentaux » n’étaient donc pas des « bobards » comme dénoncés par le ministre de l’Éducation nationale au lendemain des fortes mobilisations du 30 mars. La commission de la culture et de l’éducation du Sénat le 30 avril après-midi a adopté à l’unanimité (...)

mardi 30 avril 2019

  • Avancement à la hors classe 2019
    La campagne 2019 d’avancement à la hors classe est lancée et une note de service publiée dans le BO du 21 mars 2019 en fixe les règles. Le principe d’un déroulement de carrière sur au moins deux grades, à un rythme plus ou moins rapide, y est rappelé. Le taux de promotions, qui était de 13,2% en 2018 (...)

  • Mouvement : saut dans l’inconnu
    Un poste non désiré mais à titre définitif, une affectation à plusieurs dizaines de kilomètres, un rapprochement de conjoints impossible, voici quelques-unes des situations craintes par les enseignantes et enseignants des écoles participant au mouvement 2019. Ce moment essentiel dans la carrière a été (...)

vendredi 26 avril 2019

  • Des annonces pour l'école : et maintenant ?
    Le communiqué Des annonces pour l'école : oui, mais comment ? Sous la pression des mobilisations enseignantes qui enflent depuis plusieurs semaines contre une loi Blanquer qui va accroître les inégalités sans apporter de vraies réponses aux urgences de l'école, le président de la République a (...)

  • Conférence de presse d'Emmanuel Macron : du flou et de nécessaires précisions

    Si les annonces faites par le Président de la République comportent beaucoup d'imprécisions, il a par contre clairement confirmé son choix d'orientation politique et les transformations en cours.

    Les grandes questions posées par les mouvements sociaux actuels ne trouvent pas de réponses fortes notamment en ce qui concerne le pouvoir d'achat, le rétablissement de l'ISF, une transition écologique juste socialement...

    Certaines mesures annoncées se veulent des amorces de réponses au malaise social exprimé ces derniers mois comme la réindexation des pensions de moins de 2 000 euros sur l'inflation, la baisse des effectifs dans nombre de classes du primaire..., mesures qui sont d'ailleurs à mettre sur le compte des mobilisations des personnels et des retraité-e-s, mais de nombreuses ambiguïtés demeurent.

    L'annonce de la fin des fermetures d'écoles, celles des d'hôpitaux, plus de fonctionnaires sur le terrain... n'est pas compatible avec le dogme de la baisse des dépenses publiques qu'il a pourtant confirmé.

    La FSU est d'autant plus inquiète que le Président confirme les réformes en cours comme celle de la Fonction publique qui permettent, a contrario de ce qu'il annonce, des suppressions d'emplois et des possibilités d'externalisation de missions et services publics.

    C'est contradictoire avec l'objectif de plus et mieux de services publics sur tout le territoire.

    Alors quid du projet de loi Fonction publique ? Quid des suppressions d'emplois annoncées ?

    La FSU s'opposera à tout redéploiement visant notamment à supprimer massivement des postes par exemple dans le second degré de l'Education nationale qui connait actuellement une augmentation démographique.

    Par ailleurs, annoncer le maintien de l'âge légal de retraite à 62 ans mais l'accompagner de pénalités qui baisseraient le montant des pensions est une fausse liberté offerte à chacun et chacune.

    Pour la FSU, trop d'annonces restent à ce stade imprécises voire inquiétantes : revalorisation possible des enseignant-e-s, réforme de la haute Fonction publique, nouvel acte de décentralisation, suppressions de niches fiscales, réforme des retraites examinée prochainement par le parlement...

    La FSU demande au gouvernement de préciser très vite nombre de ces mesures.

    Quant à la baisse des impôts financée par les salarié-e-s qui devraient pour cela travailler plus, cette mesure constitue, si elle est appliquée, une nouvelle injustice et ne répond pas à la nécessité d'un meilleur partage des richesses.

    Travail, emploi, salaires, services publics, transition écologique... autant de sujets sur lesquels la FSU attend des mesures concrètes et qu'elle portera lors du 1er mai mais aussi lors du 9 mai prochain pour défendre la Fonction publique et ses agent-e-s.

    Les Lilas le 26 avril 2019


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