La FSU avec le CAC* 31 appelle à un RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRÉFECTURE MARDI 9 OCTOBRE - 18 H (place Saint-Etienne) Toulouse

contre le traité européen dit Pacte budgétaire et les politiques d’austérité
lundi 8 octobre 2012
par  snu31

  • Collectif pour un Audit Citoyen

Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement (Assemblée + Sénat) le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de « Pacte budgétaire » qu’il s’était pourtant engagé à le renégocier.

Ce mardi 9 octobre, pendant que le mouvement social descend dans la rue pour réclamer un réel changement économique et social, les députés doivent se prononcer sur la ratification d’un traité qui va imposer une politique d’austérité contre les emplois, les salaires et la protection sociale, le tout dans un déni total de démocratie. Ce traité ne doit pas passer !

UN TRAITÉ ÉCONOMIQUEMENT ABSURDE

En imposant l’obligation d’équilibre budgétaire permanent, il va obliger à des coupes drastiques dans les dépenses publiques accentuant ainsi la récession, le chômage et les déficits. En plus de cela, le Pacte budgétaire prive la puissance publique de moyens indispensables pour mener des politiques permettant d’engager la transition sociale et écologique.

UN TRAITÉ SOCIALEMENT INSUPPORTABLE

Les « programmes d’ajustement structurel », aujourd’hui imposés à la Grèce et aux autres pays en difficulté, réduisent les protections, accroissent les inégalités et touchent les populations les plus précaires – femmes, jeunes, ouvriers, immigré-es. Loin d’éviter aux pays du Nord de l’Europe de subir le sort de ceux du Sud, ce Pacte entraîne toute l’Union dans une spirale dépressive qui risque de généraliser la pauvreté.

UN TRAITÉ QUI MENACE LA DÉMOCRATIE

Le Pacte budgétaire prévoit des sanctions quasi automatiques en cas de non-respect. Il marginalise les Parlements nationaux et européen, et fait de la Commission et de la Cour européenne de justice, organismes non élus, les juges des budgets nationaux, niant ainsi la souveraineté populaire. Le refus de la France de ratifier ce traité serait un signal fort envoyé aux autres peuples européens afin d’ouvrir le débat sur la construction d’une autre Europe.