Pas d’autres choix que la réduction de la dépense publique et austérité ? L’exemple portugais.

lundi 2 octobre 2017
par  snu31

Alors que le gouvernement Macron annonce une nouvelle réductions des dépenses publiques, justifie l’austérité à l’égard des agents de la fonction publique et poursuit le mouvement de privatisation.

Le Portugal fait parti des pays stigmatisés par l’UE au travers de l’acronyme PIGS (Portugal, Irland, Greece, Spain). Comme les autres, il a été l’objet de cures libérales notamment entre 2011 et 2015.

Depuis 2015, avec l’arrivée au pouvoir de la coalition de gauche et malgré des menaces de "sanctions" de Bruxelles, le Portugal a opéré un tournant à 180 °.

  • Augmentation du salaire minimum de 10,3 %
  • Revalorisation des retraites et prestations sociales
  • Interruption des programmes de privatisations des services et infrastructures publiques
  • Baisse des impôts pour les plus modestes seulement
  • Baisse du temps de travail pour les fonctionnaires passant de 40 à 35 heures

Le résultat de ces choix est une augmentation du taux de croissance qui s’établit à 2,5 % pour 2017 et un déficit public ramené à 1,5 % du PIB ! Le chômage continue de diminuer et devrait s’établir à 9,9 % pour l’année 2017.

Le dogme défendu par les gouvernements Macron ou Merkel et qui représente la doxa économique à Bruxelles est un choix qui n’a rien de "pragmatique" ou "réaliste". Il est idéologique et profite essentiellement aux classes dominantes qui instrumentalisent la questions de a dette pour imposer des reculs sociaux majeurs.