Personnes vulnérables et ASA : changements suite à la décision du Conseil d’Etat

mercredi 28 octobre 2020
par  snu31

Mise à jour 13/11/2020 Personnes vulnérables

Suite au référé du conseil d’état du 20 octobre l’administration a publié une série de texte. Ils introduisent pour les personnels placés en ASA la possibilité pour l’IEN de refuser et de mander à la médecine de prévention de vérifier la compatibilité des aménagements de poste. Ces aménagements ne sont pas possibles pour les personnels en charge d’élèves (enseignants, AESH etc).

Vous retrouverez toutes les informations à ce sujet en cliquant ici

Mise à jour 31/10/2020 Personnes vulnérables

Le SNUipp-FSU 31 a interrogé le DASEN sur cette question.

Réponse du Secrétaire Général : Le rectorat est en attente de directives, une publication doit être faite rapidement.

Les collègues vulnérables doivent faire une demande d’ASA, avec transmission d’un certificat d’isolement à envoyer à l’IEN + dpe5 ac-toulouse.fr

Nous contacter pour toute difficulté rencontrée.

Mise à jour 20/10/2020 : Personnels vulnérables

Le référé du conseil d’État est mis en oeuvre. La liste des personnes vulnérables pouvant bénéficier d’une ASA est donc la suivante :

  • Être âgé de 65 ans et plus ;
  • Avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
  • Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale : broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment ;
  • Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • Être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • Présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ;
  • Être atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  • Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
  • Être au troisième trimestre de la grossesse.
  • Être atteint d’une immunodépression congénitale ou acquise :
  • médicamenteuse : chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
  • infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
  • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
  • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement. https://www.service-public.fr/parti...
  • Etre atteint d’une maladie du motoneurone, d’une myasthénie grave, de sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson, de paralysie cérébrale, de quadriplégie ou hémiplégie, d’une tumeur maligne primitive cérébrale, d’une maladie cérébelleuse progressive ou d’une maladie rare. AJOUT SUITE A CIRCULAIRE DU 10 Novembre 2020

Mise à jour 15/10/2020 : Personnels vulnérables

Textes de référence :

  • Référé conseil d’Etat du 15/10/20
    PDF - 257.2 ko
    Référé conseil d’état 15/10/20

Le référé du conseil d’état du 15/10/20 suspend les articles 2, 3 et 4 du décret 2020-1098 du 29/08/20 portant restriction de la liste des affectations reconnues pour définir les “personnes vulnérables”. Par ricochet cet arrêt rétablit la liste des 11 affections définies à l’article 1 du décret 2020-521. Cette liste est utilisée dans l’article 20 de la loi 2020-473 donnant accès à la position d’activité partielle pour les personnes concernées.

Si cette loi s’applique aux salariés relevant de droit privé, la circulaire du 1er ministre du 1er septembre réduisant elle aussi la liste des affections permettant le travail à distance ou, à défaut, la mise en position d’ASA, s’appuie elle aussi sur les articles suspendus par le conseil d’état.

En conséquence, la liste des 11 affections est provisoirement rétablie à compter du 15/10/20 et les personnels souffrant de ces affectation doivent, qu’ils soient en activité ou en arrêt de congé ordinaire produire une attestation de leur médecin afin d’être placés en ASA .

Quant à la période du 1er septembre au 14 octobre des personnels qui ont été arrêtés par leur médecin en “arrêt maladie ordinaires” en raison d’une affection listée, elle devrait faire l’objet d’une nouvelle étude en fonction de la décision sur le fond ou d’une nouvelle circulaire du premier ministre.

Pour l’heure, la FSU s’adresse au 1er ministre pour exiger l’abrogation de la circulaire du 1er septembre et rappeler ses revendications en matière de prise en compte des affections pour les arrêts depuis le 1er septembre afin d’une part que les jours de carence soit payées et d’autre part que les arrêts maladies soient transformés en ASA.