Tribune Libre : Direction et Fonctionnement d’école, après l’adoptions de la loi Rilhac et les annonces marseillaises... LES PREMIERES CONTRIBUTIONS...

samedi 2 octobre 2021
par  snu31

Exprimez-vous ! Débattons !- Formulaire pour contribuer en bas d’article

Les premières contributions :

1) La loi Rilhac sur la direction d’école est une ligne rouge franchie. Elle marque clairement la volonté du pouvoir de transformer l’école en une vulgaire entreprise. Avec un patron ou une patronne dont les pouvoirs seront, au fil des ans, toujours plus importants. Les directeur-rices deviendront un maillon supplémentaire de la chaîne hiérarchique et les pressions de toutes sortes sur les adjoint.e.s iront en s’accroissant. Nous devons revendiquer le maintien de la collégialité et de l’esprit de coopération au sein de nos écoles. C’est de fait un enjeu de société qui se joue à travers la loi Rilhac : caporalisation, obéissance et répression ou autonomie, responsabilité et liberté pédagogique. Il s’agit ni plus ni moins de la vie ou de la mort de l’école. Nous devons maintenant nous faire entendre. Le message doit passer dans l’opinion. Pour cela, il nous faut des actions visibles, permanentes, qui attestent de notre résistance. Nous ne gagnerons pas sans résistance ! Sommes-nous prêts à prendre quelques risques pour défendre l’école que nous voulons ? Si c’est oui, alors allons-y et vite ! Le système repose sur notre obéissance et notre soumission. Désolé, mais la grève, pour l’instant, n’est plus d’actualité. Tout le monde s’en fout ! Trouvons rapidement un mot d’ordre et une action forte de résistance, visible, déterminée, qui mobilise et marque les esprits. A

2) Je suis assez dégoûtée par ce qui vient de se passer. J’ai été directrice pendant 12 ans sur une école. Je considère que si l’école de la République a su relever ses défis jusqu’ici dans une société où le tissu social s’est progressivement délité depuis 30 ans, c’est justement parce qu’elle est un endroit où l’on ne travaille pas parce que l’on craint la surveillance d’un chef mais parce que l’on est convaincu que le travail en commun est une valeur de la société fondamentale. Quel modèle pour les enfants ! Où le retrouveront-ils ensuite ? Apprendre suppose une sérénité d’esprit qui ne se peut trouver dans un environnement hiérarchique. Depuis le Moyen-Age, les universités en fournissent la preuve. Ce modèle anglo-saxon qui envahit nos entreprises, qui judiciarise notre relation à l’autre n’a pas fait ses preuves lui. Il ne propose que la compétition et l’individualisme. Peuh ! L

3) Dans sa lettre du 21 septembre 2019, Christine RENON, notre chère collègue disparue si dramatiquement, dénonçait la responsabilité de notre administration à rendre si infaisable notre mission, la sienne. Elle fut retrouvée morte le lendemain, se l’étant donnée, désespérée, à bout de force, révoltée à en mourir. Elle n’appelait en rien à devenir une cheffe mais à exercer son métier dans des conditions humaines. Elle fustigeait ce tropisme qui articulent de stratégies politiques inopérantes, verticalement descendantes vers les administrations. Puis ensuite, sans se soucier, sans aucune prise en compte des moyens nécessaires pour leur mise en œuvre par les "petits personnels" du terrain. Et l’intendance suivra, Louis XIV, et ses disciples d’aujourd’hui, politiciens au pouvoir et porte-flingues divers : Recteurs, DASEN, Chef de Services du Rectorat, IEN administrent la voie hiérarchique et inondent le terrain de prescriptions inopérantes et destructrices pour les plus démunis de nos élèves ! Sans aucun respect de ce qu’est l’être. Cette éducation nationale néo-libérale, moissonneuse-trieuse-batteuse, Christine en est morte. A la fin de ton testament, Christine, tu appelais de tes mots, avec tant de détresse mais aussi du respect qui te caractérisait, à ce que l’institution "ne salisse pas ton nom". Cette loi Rilhac et tant d’autres de cette politique ne font que cela. En ta mémoire, pour notre attachement partagée à cette école émancipatrice et progressiste, pour la réussite de tous les élèves et des conditions travail dignes ! F

4) Bonjour, mon avis est que sur cette question comme beaucoup d’autres actuellement , une réponse " corporatiste" entre soi ne peut aboutir ; cette mesure sur la direction on le sait vient de loin , elle fait partie du "PACK" de ce gouvernement ; à mon avis seule une peut lutter contre leur rouleau compresseur , que ce soit l’école , l’hôpital, les chômeurs, les étudiants tous nos droits et nos statuts sont remis en question , et je ne reparle pas du droit de décider pour soi (vaccination obligatoire masquée , consentie par le plus grand nombre, (dont les enseignants), donc non je ne pense pas qu’une réaction des enseignants suffira à arrêter leur opération de destruction. groupons nous avec les soignants, les soignés , et aussi les "résistants" actuels qui se mobilisent , alors oui je fais grève mais je ne pense pas que ce soit suffisant, merci de votre attention. C

5) Le statut actuel de la direction n’est pas parfait mais il garantit au moins un fonctionnement cohérent dans une école. Donner un pouvoir hiérarchique aux directeurs aura pour conséquence de déséquilibrer l’harmonie présente dans la plupart des équipes et qui permet à chacun de tenir, malgré les difficultés grandissantes de ce métier. Si la direction devient un statut hiérarchique, la confiance et le soutien qu’apportent actuellement ce poste seront amenés à disparaitre. Cela entrainera une fragilisation des équipes et les élèves seront encore une fois les premiers impactés. Un directeur a besoin de soutien dans ses taches administratives et dans les moyens d’aider les élèves ! R

Le formulaire pour écrire sa contribution, réagir... :
Tribune Libre : Direction et Fonctionnement d’école, après l’adoptions de la loi Rilhac et les annonces marseillaises...
[Obligatoire] :
[Obligatoire] :
:
Je suis syndiqué.e :
:
J’autorise la publication de ma contribution qui sera alors anonymée :
:


Navigation

Articles de la rubrique